En Arabie saoudite, le harcèlement sexuel pourrait bientôt coûter cher.
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Après la levée de l’interdiction pour les femmes de conduire, qui entrera en vigueur le 24 juin prochain, une nouvelle loi pourrait être mise en place pour protéger les droits des femmes en Arabie saoudite.
En effet, comme le rapporte Le Monde, mercredi 30 mai, l’agence de presse saoudienne SPA a annoncé qu’une loi avait été approuvée par le gouvernement saoudien réuni en Conseil des ministres afin de pénaliser le harcèlement sexuel.
Le but de cette loi est de « combattre le délit d’harcèlement, de l’empêcher, d’administrer un châtiment aux auteurs et de protéger les victimes afin de préserver leur vie privée, leur dignité et les libertés personnelles qui sont garanties par la loi islamique et par la législation. »
Le délit pourrait devenir passible d’une peine de cinq ans de prison ferme assortie d’une amende de 300 000 rials, soit l’équivalent de 70 000 euros. Il faut désormais que le roi, Salmane ben Abdelaziz Al Saoud, promulgue la loi pour qu’elle entre en vigueur.
Le chemin est encore long
Toutefois, malgré ces nouvelles encourageantes, un rapport d’Amnesty International intitulé « Arabie Saoudite : les droits des femmes toujours menacés » a été publié ce 30 mai. L’ONG y rappelle qu’il y a encore beaucoup à faire :
« Sans la permission d’un tuteur de sexe masculin, elles ne peuvent toujours pas voyager, exercer une activité rémunérée, faire des études supérieures ou se marier. »
Dix militants défenseurs des droits des femmes ont été arrêtés mi-mai. Pour Amnesty, les annonces faites par le gouvernement saoudien font partie d’une communication à vocation internationale mais ne se répercutent pas sur la réalité de la vie des femmes dans le pays :
« Sa campagne internationale de relations publiques contraste nettement avec la répression qui se durcit contre les voix dissidentes, notamment celles qui font campagne en faveur de l’égalité des droits pour les femmes. »












