Le jeudi 12 octobre, les États-Unis ont annoncé leur décision de quitter l’Unesco. Dans la foulée, Israël a annoncé emboîter le pas de son allié et préparer également son retrait.
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Jeudi 12 octobre, les États-Unis ont fait savoir via un communiqué du département d’État qu’ils quittaient l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture – plus connue sous le nom d’Unesco. Pour justifier cette décision, le pays avance deux raisons : le mode d’organisation de l’Unesco qu’il faut « [fondamentalement] réformer », ainsi que des « perpétuels préjugés anti-israéliens ».
Dans la foulée, le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, a publié un communiqué dans lequel il salue la décision des États-Unis et annonce emboîter le pas de son allié :
« Je salue la décision du président Trump de retirer les États-Unis de l’Unesco. C’est un pas courageux et moral car l’Unesco est devenue le théâtre de l’absurde où l’on déforme l’histoire au lieu de la préserver.
Suite à cette initiative américaine, j’ai demandé au ministère des Affaires étrangères de préparer le retrait d’Israël de l’organisation onusienne. »
Comme le rappelle le Huffington Post, depuis le 7 juillet dernier, les relations entre Israël et l’Unesco sont plus que tendues depuis que l’organisation a classé Hébron, une ville cisjordanienne que se disputent la Palestine et Israël, comme site « d’une valeur universelle exceptionnelle » :
« L’Unesco a provoqué la fureur israélienne en juillet en inscrivant la Vieille ville d’Hébron sur la liste du patrimoine mondial en danger et en caractérisant Hébron, en Cisjordanie occupée, comme ville islamique, alors que les Juifs, dont quelques centaines y vivent aujourd’hui retranchés au milieu de 200 000 Palestiniens, revendiquent une présence de 4 000 ans à Hébron. »
Lors de l’annonce américaine, la directrice générale de l’institution internationale, Irina Bokova, avait réagi dans un long communiqué, en déclarant« regrette[r] profondément la décision » du pays, ajoutant qu’il s’agissait d’une « perte pour l’Unesco », pour « la famille des Nations unies » ainsi que pour « le multilatéralisme ». Pour l’instant, l’Unesco n’a pas réagi à ce nouveau retrait.












