« Parle-t-on moins français avec un accent ? »
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La députée La République en marche Laetitia Avia a annoncé dans la soirée du jeudi 18 octobre le dépôt d’une proposition de loi contre les discriminations linguistiques ou la « glottophobie », au lendemain de moqueries de l’accent du sud d’une journaliste par Jean-Luc Mélenchon.
« Parle-t-on moins français avec un accent ? Doit-on subir des humiliations si on n’a pas d’intonations standardisées ? Parce que nos accents sont notre identité, je dépose, avec des députés La République en marche, une proposition de loi pour reconnaître la glottophobie comme source de discrimination », a tweeté la députée de Paris.
Dans l’ébauche de sa proposition, jointe à son message sur le réseau social, cette porte-parole de LREM indique que le terme de « glottophobie » théorisé en 2016, fait référence à « l’accent d’une personne ». Sa proposition souligne que « l’accent, qu’il soit mosellan, ch’ti, du sud, parisien ou encore banlieusard » est « partie intégrante de l’identité de nombreux Français ».
Parle-t-on moins français avec un accent ? Doit-on subir des humiliations si on a pas d'intonations standardisées ? Pcq nos accents sont notre identité, je dépose, avec des députés @LaREM_AN, une proposition de loi pour reconnaitre la glottophobie comme source de discrimination? pic.twitter.com/dcy3mKiVXj
— Laetitia Avia (@LaetitiaAvia) 18 octobre 2018
Mercredi, dans les couloirs de l’Assemblée nationale, le chef de file de La France insoumise et député des Bouches-du-Rhône avait tourné en dérision une journaliste qui lui posait une question, en imitant l’accent du sud de celle-ci.
« Vous dites n’importe quoi. Est-ce que quelqu’un peut me poser une question en français et à peu près compréhensible ? Parce que votre niveau me dépasse », avait lancé M. Mélenchon dans cette séquence qui a largement circulé sur les réseaux sociaux.
Hier, le journaliste Jean-Michel Aphatie, à l’accent du Sud très prononcé, revenait pour Konbini news sur cet épisode qu’il qualifiait de « dégueulasse ». « C’est une forme de discrimination insupportable », expliquait-il.
Konbini avec AFP












