Oups : si vous écrivez vos disserts grâce à ChatGPT, vous risquez d’être cramé

Publié le par Julie Morvan,

© Milan Markovic/Getty

Un petit génie vient d’inventer un bot pour coincer le bot.

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On peut – presque – tout faire avec : rédiger des mails pros sans se casser la tête, trouver des recettes de cuisine avec ce qui nous reste dans le frigo, prendre des cours de langue – mais pas encore faire des blagues dignes de ce nom… Seulement, attention : si vous faites partie de ces petit·e·s malin·e·s qui l’utilisent pour générer une réponse bien sentie à un sujet de dissert, méfiez-vous, car il existe désormais un tout nouveau bot pour vous coincer, avertit Gizmodo.

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Il s’appelle GPTZero et son principe est redoutable. Une application qui peut détecter rapidement et efficacement si un essai est signé ChatGPT ou écrit par un humain”, résume son créateur, Edward Tian :

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Cet étudiant en informatique et en journalisme a développé l’outil pendant le nouvel an. “Le moteur, c’est l’augmentation du plagiat par l’IA”, justifie Edward. “Pensez-vous que les enseignants du secondaire voudront que les élèves utilisent ChatGPT pour écrire leurs dissertations d’histoire ? Probablement pas.”

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Comment ça fonctionne ? L’outil se repose sur deux facteurs. D’abord, la “perplexity” – rien à voir avec la perplexité ici, bien tenté – qui mesure le caractère aléatoire de la construction d’un texte. Ensuite, la “burstiness” (ou “éclatement”), c’est-à-dire la régularité et l’uniformité d’un texte au fil du temps. Plus le texte paraît prévisible (“perplexity” faible) et uniforme (“burstiness” faible), plus il a de chance d’être l’œuvre d’une IA.

Du coup, on a testé l’outil, histoire de voir si on aurait pu se faire cramer pour un DM de philo. D’abord, petite déception : ça ne marche pas avec n’importe quel texte. La preuve avec ce mail professionnel rédigé par ChatGPT puis envoyé sur GPTZero.

© GPTZero

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Traduction en anglais puis analyse approfondie – le “Cordialement” a mis la puce à l’oreille de l’outil – mais finalement, des ballons multicolores festifs apparaissent sur l’écran : ce texte est considéré comme l’œuvre d’un humain. Oups.

© GPTZero

Même mon boss y avait cru – “perplexe” devant ce message, m’avait-il confié. Comme quoi, pour cette première tentative, la machine est arrivée au même constat qu’un être humain.

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On retente ensuite en générant un paragraphe qui pourrait figurer dans une dissert de philo.

© GPTZero

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Et là, l’outil est catégorique : ce texte n’est pas l’œuvre d’un cerveau bien construit, mais bien d’un vulgaire agent conversationnel. Bingo.

© GPTZero

De quoi vous passer définitivement l’envie de recourir au plagiat. Allez, les petits potes, au boulot !

Vous savez qu’on a une chaîne Twitch ? On est en live le jeudi matin pour parler d’Internet, passez nous voir !