Verratti, Mahrez, Haaland : on a fait l’équipe-type des joueurs qui vont louper le Mondial 2022

Publié le par Tidiany M'Bo,

© Reuters/Alessandra Tarantino

Brillants en club, internationalement reconnus, ils n’ont pas réussi à qualifier leur nation pour la grand-messe du foot.

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La Coupe du monde, ses couleurs, son atmosphère, ses équipes venues des quatre coins du monde. Pour les joueurs, c’est l’un des rendez-vous à ne surtout pas manquer dans une carrière. Et pour les plus grands d’entre eux, c’est le moment idéal pour marquer de façon indélébile leur époque et rentrer dans la mémoire collective.

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Mais la Coupe du monde, c’est aussi (en tout cas, jusqu’à 2022) comme une soirée très select : vous pouvez être bien habillé, vous pouvez être connu, ça peut ne pas suffire pour rentrer, puisque seules 32 nations (sur les 211 affiliées à la FIFA) y sont conviées. Un contingent resserré qui, fatalement, laisse sur le bord de la route certains acteurs importants dont l’absence ne passe pas inaperçue.

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Gianluigi Donnarumma (Italie)

Le portier du PSG a vécu un début d’année 2022 tumultueux. En difficulté en club, il n’a pas gagné en sérénité dès lors qu’il a fallu défendre les chances de la Squadra Azzura lors des éliminatoires. Sa fébrilité, conjuguée à l’inefficacité offensive de l’Italie, a précipité l’élimination précoce des Transalpins, qui passent à côté d’un deuxième Mondial de suite après 2018.

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Leonardo Bonucci (Italie)

Buteur en finale de l’Euro il y a moins d’un an, le solide défenseur de la Juventus n’a pas pu capitaliser sur son leadership et son expérience pour guider la Squadra vers le Mondial. C’était peut-être pour lui, à 34 ans, l’ultime possibilité de disputer une compétition dont il n’a jamais joué le moindre match à élimination directe.

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David Alaba (Autriche)

Le très polyvalent Autrichien a rapproché son pays d’une qualification historique (aucune participation à la phase finale depuis 1998) mais le rêve s’est envolé au terme d’un barrage perdu contre le Pays de Galles. Dommage pour l’ancien du Bayern Munich, dont l’adaptation express au Real Madrid lui a permis de redevenir, à 29 ans, l’une des références mondiales à son poste.

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Milan Skriniar (Slovaquie)

Pas de Coupe du monde non plus pour l’un des meilleurs défenseurs de Série A depuis des années, lequel compte plus de 200 matches avec l’Inter Milan. La Slovaquie, absente de la Coupe du monde depuis 2010 et avec une qualification surprise pour les 8e de finale, n’a même pas réussi à s’extirper de son groupe d’éliminatoires.

Marco Verratti (Italie)

L’un des grands bonshommes de l’Euro remporté en 2021 avec la Squadra va encore rater le Mondial. Désormais âgé de 29 ans, le joueur du PSG cultive les paradoxes qui ont rythmé jusqu’ici sa carrière, avec un énorme potentiel technique mais un certain nombre de frustrations, que ce soit en club ou en sélection.

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Franck Kessié (Côte d’Ivoire)

L’ancien joueur de l’Atalanta s’est affirmé comme une référence à son poste sous les couleurs de l’AC Milan, avec qui il est en chasse pour le Scudetto cette saison. Mais sa progression personnelle ne lui a pas permis de guider la sélection ivoirienne, dont il est un des tauliers, et les Éléphants vont rater une deuxième phase finale d’affilée, sans même avoir pu se qualifier pour les barrages.

Luis Díaz (Colombie)

La nouvelle sensation du football européen explose sous les couleurs de Liverpool après avoir déjà marqué de son empreinte son passage à Porto. Mais à 25 ans, il devra encore attendre pour goûter au plaisir d’une phase finale de Mondial. La Colombie, qui restait pourtant sur un quart de finale (2014) et un 8e (2018), n’a pas su s’extirper des qualifications de la zone Amsud, avec une piètre 6e place qui les laisse à quai.

Riyad Mahrez (Algérie)

Performant en club sous les couleurs de Leicester et Manchester City, l’ancien Havrais a guidé sa sélection vers le titre continental en 2019. Mais trois ans plus tard, l’espoir suscité par cette progression est brutalement retombé : les Fennecs seront, comme en 2018, absents du premier Mondial organisé en terre arabe, éliminés au bout de la prolongation par le Cameroun au terme d’un barrage irrespirable.

Mohamed Salah (Égypte)

S’il est incontestablement l’un des meilleurs joueurs du monde à l’heure actuelle, le Pharaon était bien trop seul dans le désert générationnel égyptien pour porter sur ses épaules les responsabilités de tout un pays. La finale de CAN puis le barrage, perdus en l’espace de quelques semaines face au Sénégal, ont plombé ses ambitions avec la sélection en 2022.

Victor Osimhen (Nigeria)

Présent lors de 6 des 7 dernières phases finales, le Nigeria a cette fois-ci raté la marche, malgré un réservoir impressionnant et l’essor de Victor Osimhen à la pointe de son attaque. L’attaquant de Naples, meilleur buteur du club en championnat et auteur de 10 buts en 16 sélections, n’a pu guider l’une des nations les plus emblématiques du continent vers le tournoi final.

Erling Haaland (Norvège)

Absente du Mondial depuis 1998, la sélection norvégienne comptait sur l’arrivée d’une génération en vogue (Meling, Odegaard, Berge) incarnée par l’attaquant du Borussia Dortmund pour se frayer un chemin vers le Qatar. Mais celui qui devrait être l’une des grandes attractions du foot mondial dans les années à venir n’est pas parvenu à transcender son équipe. Peut-on marquer l’histoire du foot sans jamais jouer de Coupe du monde ? Probablement qu’Erling Haaland s’est déjà posé la question.