On a testé l’escalade en bloc (et on s’est pris pour Spider-Man)

Publié le par Abdallah Soidri,

© Konbini Sports

Pas besoin d’avoir été mordu par une araignée génétiquement modifiée pour grimper au mur.

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Qui n’a jamais rêvé d’être Spider-Man et pouvoir grimper aux murs avec aisance ? Hélas, les morsures d’araignée ne permettent pas (encore) d’acquérir de tels pouvoirs. Heureusement, il existe une alternative bien réelle et plus adaptée à nos capacités d’être humain : l’escalade. Avec une équipe de néophytes, je décide de tester ce sport et sa variante, le bloc, sans autres connaissances que mes souvenirs du générique d’Extrême Limite et la séquence d’intro de Mission impossible 2.

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Au moins, on a du flow

Le rendez-vous est pris ce mercredi, après le travail, à la salle Climbing District, dans le 19e arrondissement de Paris. Sur place, on est accueillis par les deux fondateurs, Henri et Antoine. Ils nous expliquent le concept “social club” de l’endroit et nous font faire le tour du propriétaire. Sur deux niveaux, des murs partout, tout plein de couleurs et de gens perchés.

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Avant d’entamer la partie escalade pure, petite digression vestimentaire : j’avais opté pour un maillot vintage de Vince Carter époque Toronto Raptors, mais au moment de faire mon sac, je me rends compte qu’il est au sale. Tant pis. L’hommage à Air Canada sera pour une autre fois. Je me suis donc rabattu sur un maillot noir de la Mannschaft, pour matcher avec mon short et compléter ma tenue “full black”. On n’ira peut-être pas haut, mais au moins, on a du flow.

Coaché par le Didier Deschamps de l’escalade

Sapés et avec aux pieds des chaussons (fournis par la salle) qui serrent bien (heureusement que je m’étais coupé les ongles la veille), on est pris en charge par Benjamin, moniteur et accessoirement entraîneur de l’équipe de France. Le Didier Deschamps de la grimpe nous explique les subtilités d’un mur de bloc, une des trois disciplines de l’escalade, la signification des prises de couleur, les parcours, comment monter, mais aussi comment bien descendre.

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Comme dit Fat Joe : “All the way up!” © Konbini Sports

Avec tous ces éléments en tête, et après un échauffement articulaire sommaire, on débute par deux parcours jaunes, supposément faciles. Effectivement, on arrive sans encombre jusqu’au sommet. On décide de se challenger sur des montées un peu plus relevées, qu’on effectue avec plus de difficultés, grâce aux précieux conseils d’Henri et Antoine. À ce jeu, ma collègue Donnia s’en sort le mieux et impressionne le binôme qui compte plus de 10 ans de pratique. “Tu as trouvé ton sport”, clament-ils, ébahis devant ses ascensions innées.

Alerte crampe au mollet

Loin d’avoir l’instinct d’escalade de notre consœur, mon autre collègue Simon et moi-même nous débrouillons pas si mal. La dimension ludique de la discipline et l’envie de se dépasser nous permettent de compenser notre manque de technique, évident pour une première séance. Malgré les bras qui durcissent, les abdos contractés et un début de crampe au mollet, on prend beaucoup de plaisir à tenter les différents parcours… et à regarder les autres bondir pour attraper des prises.

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Au bout d’une grosse heure, c’est presque à contrecœur qu’on doit quitter la salle. Obligations familiales. Mais ce n’est que partie remise. Peter Parker/Spider-Man n’a qu’à bien se tenir. La concurrence arrive (et elle n’a même pas besoin d’être dopée à la morsure d’araignée).