Le prochain film de Roland Emmerich va balancer la Lune dans la Terre

Publié le par Thibault Prévost,

Roland Emmerich, urbaniste.

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Roland Emmerich a beau s’amuser depuis deux décennies à démolir toutes les villes virtuelles qu’il construit pour ses films catastrophes, il en veut toujours plus. Un appétit gargantuesque qui, à l’écran, a donné des festins pyrotechniques comme Independence Day, 2012 ou plus récemment Independence Day : Resurgence, un film qui se contente apparemment de balancer des mégastructures les unes dans les autres histoire de comparer les différents types d’explosions générées. Mais les films de Roland Emmerich marchent, et le bonhomme a (à sa façon) de l’ambition. Plus gros, plus loin, plus fort : son prochain film, Moonfall, va tout simplement balancer la Lune dans notre bonne vieille Terre.

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Selon Deadline, la subtilité inédite du scénario pondu par Roland Emmerich et son acolyte de 2012, Harald Kloser, aurait conquis Universal Pictures, qui aurait donc acquis le script pour une somme à sept chiffres. Selon le site, Moonfall “est comme si le 2012 d’Emmerich se mêlait à Rencontres du troisième type“, ce qui donnerait selon toute logique un oxymore cinématographique, mais pourquoi pas. Le scénario, qui tient sur une coin de serviette de café (les petites, celles qui sont placées sous la tasse à espresso), nous entraînera sur les traces d’une “improbable bande de marginaux qui doivent s’allier pour sauver l’humanité tandis que la Lune quitte son orbite et se dirige vers la Terre”.

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À la lecture, on pense plutôt à un subtil mélange entre Armageddon, Space Cowboys et Mad Max qu’au grand spectacle de son et lumière imaginé par Steven Spielberg en 1977, mais bon. Comme le précise The Verge, Moonfall s’inscrit dans la longue et glorieuse lignée des titres de films qui résument son scénario, au même titre que l’épique Des serpents dans l’avion (2006). Le film bénéficiant d’un passe coupe-file vers sa production, il pourrait débarquer sur grand écran dès 2018. Question subsidiaire : si Roland Emmerich se met à démolir des planètes pour satisfaire ses pulsions destructrices, l’humain a-t-il encore sa place dans ses films ? Vous avez quatre heures.