Il ne faut jamais sous-estimer le pouvoir du cinéma. Il y a quelques mois, on apprenait que le film Les Figures de l’ombre, qui avait été nommé aux Oscars, avait non seulement rappelé au monde entier que la science n’est pas qu’une affaire d’hommes mais qu’il avait aussi suscité des vocations chez les petites filles. Il semblerait que le biopic La Reine de Katwe, un film Disney encore inédit en France, ait eu un effet similaire.
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En effet, selon une étude menée en Ouganda par le département des sciences économiques de l’université d’Oxford, les étudiants qui avaient visionné ce film avant de passer leur examen ont obtenu de meilleurs résultats que ceux qui ne l’avaient pas vu. Servi par d’excellents acteurs (David Oyelowo, Lupita Nyong’o et Madina Nalwanga), ce biopic raconte l’histoire de Phiona Mutesi, une jeune Ougandaise originaire du bidonville de Katwe qui apprend à jouer aux échecs et devient championne du monde.
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Le but de cette étude menée par la doctorante Emma Riley était de déterminer si des élèves pouvaient faire preuve de plus de motivation s’ils étaient exposés à des modèles inspirants. Dans le cadre de cette étude, 1 500 lycéens ougandais ont donc été emmenés au cinéma avant l’examen national correspondant à notre baccalauréat. Certains d’entre eux ont vu La Reine de Katwe, et les autres un film « placebo », Miss Peregrine et les enfants particuliers.
Selon les résultats de l’étude, les élèves ayant regardé La Reine de Katwe ont été plus nombreux à réussir l’examen qui leur permettait d’entrer à l’université que les autres. Les bienfaits de cette expérimentation se sont particulièrement fait sentir sur les filles et sur les enfants issus des écoles les moins cotées. Emma Riley conclut :
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« Ce travail montre l’importance d’un modèle pour tirer vers le haut les aspirations des élèves, en leur faisant comprendre de quoi ils sont capables. Il mesure aussi les bénéfices potentiels dans l’éducation. L’existence d’un modèle peut avoir un impact significatif sur le niveau scolaire des élèves. »
Traduit de l’anglais par Sophie Janinet
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