Vidéo : en exclu, le making of de Comment c’est loin, premier film d’Orelsan

Publié le par Ariane Nicolas,

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Sorti le 9 décembre, “Comment c’est loin” raconte l’histoire assez autobiographique d’Orelsan et son pote Gringe à leurs débuts. En exclu, Konbini diffuse son making of. 

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“J’ai envie qu’on sente que c’est une vraie histoire et qu’il y a un vrai délire.” Pour son premier film, coréalisé avec Christophe Offenstein (le chef op de Valley of Love ou L’Enlèvement de Michel Houellebecq), Orelsan a choisi la veine autobiographique “mais romancée”. Sorti le 9 décembre, Comment c’est loin raconte l’histoire d’Orel et de son pote Gringe à leurs débuts. A quelques détails près.

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Dans le film, ils ont 30 ans, Gringe ne bosse pas, va voir des putes dans la banlieue de Caen et Orelsan gagnotte sa vie comme veilleur de nuit dans un hôtel désert. Remarqué sur une radio locale il y a plusieurs années, le duo galère pour sortir son premier album. Drôle et attachant, Comment c’est loin vaut autant pour ses dialogues absurdo-philosophiques que sa bande-originale et ses personnages secondaires, paumés, barrés, combatifs.

“Le film n’a pas de sens si je ne le fais pas avec mes potes”

En exclusivité, Konbini diffuse la vidéo du making of de Comment c’est loin, réalisé par Clément Cotentin, journaliste sportif sur Canal+ et accessoirement petit frère d’Orelsan. Nous l’avons interviewé pour savoir comment tout ça s’était goupillé.

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Konbini | D’où vous est venue cette idée de faire un making of pour “Comment c’est loin” ?

Clément Cotentin | En fait, je suis Orelsan avec ma caméra depuis une dizaine d’années, dans l’optique de faire un documentaire sur lui, plus tard. Donc j’accumule plein d’images. Là en plus, Orel n’était pas sûr que le film irait jusqu’au bout. Il m’a dit qu’il voulait faire ce making of si jamais son film ne se faisait pas. Par le passé, j’ai souvent bossé avec Orel. J’ai réalisé des clips pour lui, comme La Terre est ronde, La mort du disque, et même le making of de Changement. Donc le choix de le réaliser, c’était naturel.

Le problème c’est qu’avec mes activités de journaliste, je n’avais pas le temps de tenir la caméra. C’est donc une jeune vidéaste, Flora Koffi Lopez, qui a tourné la plupart des rushs. Je me suis souvent rendu sur le plateau de tournage, et à la fin, c’est moi qui ai fait le montage. J’ai aussi tourné les séquences pendant la phase de post-production, comme celle qui ouvre le making of, où l’équipe choisit l’affiche du film. 

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K | L’ambiance était comment sur le plateau, grosse déconne ou plutôt sérieuse ?

Un peu de tout ça, mais cool, de manière générale. Orel est quelqu’un de très carré, il sait où il veut aller. Mais bon, tout d’un coup il est pas devenu un petit dictateur ! Ca restait une ambiance familiale. L’équipe était assez réduite, une trentaine de personnes bossaient sur le film, donc elles se sont vite connues. 

K | Dans le making of, Orelsan dit : “Le film n’a pas de sens si je ne le fais pas avec mes potes.” A ton avis, pourquoi est-ce si important ce côté “petite bande” ?

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Bah… On a juste l’impression de connaître des mecs à part. J’imagine que c’est pour tout le monde pareil, quand t’as des potes que t’aimes. Si ils savent pas raconter par eux-mêmes leurs histoires, on a envie de les raconter pour eux. Il n’y a rien de mieux dans la vie que de faire des trucs avec ses potes à 30 piges.

K | Tu as aussi une séquence dans le film, où tu joues un animateur de radio. Acteur, journaliste, réal… D’où vous vient ce côté touche-à-tout dans la famille ?

C’est vraiment grâce à Orel que je fais tout ça, je suis dans son sillon. Il a ouvert la voie et j’essaie d’apprendre un maximum de lui, même dans mon métier de journaliste. Il m’a appris l’exigence, le fait de mettre à la poubelle des idées quand elles ne sont pas à 100% parfaites. Et l’idée que quand tu kiffes faire des trucs, tu les fais. Pour son film, Orel ne s’est pas demandé si il savait faire du cinéma, il s’est dit qu’il en avait envie, et il l’a fait.

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Comment c'est loin - Making of (version intégrale)
par konbini