Le grand Anthony Hopkins élégamment décrypté dans un documentaire Arte

Publié le par Paul Bled,

(© Columbia TriStar)

L’occasion rêvée de vous immerger dans la vie de l’acteur sous bien des aspects.

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Vous le connaissez comme cannibale monstrueux, comme papy amnésique, comme un dieu nordique chez Marvel, comme un hébergeur de vampire, comme le créateur d’un parc futuriste ou comme Don Diego de la Vega. Arte vous propose de découvrir l’homme derrière le comédien Anthony Hopkins dans son documentaire Hannibal Hopkins & Sir Anthony.

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Après avoir arpenté les planches de théâtre pendant cinq ans à Cardiff puis à Londres, le comédien est repéré en 1965 par le légendaire dramaturge et acteur Laurence Olivier qui, dans ses mémoires, ne tarit pas d’éloges à son sujet :

“Un jeune acteur de la compagnie, exceptionnellement prometteur, nommé Anthony Hopkins m’a remplacé et a interprété mon rôle comme un chat tenant une souris entre les dents.”

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Ce début de trajectoire shakespearien ne correspond pas réellement au comédien aspirant à un avenir sous les projecteurs. Il quitte l’Europe à 37 ans et entame une nouvelle carrière en Californie. On le retrouve rapidement dans le méconnu Magic réalisé par Richard Attenborough en 1978 dans lequel il incarne un ventriloque quelque peu instable.

Il se démarque rapidement sous l’œil de David Lynch dans l’un de ses premiers grands rôles en 1980. En effet, le Dr Frederick Treves qu’il incarne dans Elephant Man ne laissera pas insensible le cinéaste Jonathan Demme, qui s’imagine le comédien pour sa prochaine production, Le Silence des agneaux, sorti en salle en 1991.

La performance inoubliable livrée par le comédien dans la peau d’Hannibal Lecter amorce un bouleversement immédiat dans sa carrière, à commencer par l’Oscar qu’il reçoit en 1992, récompense qui fera office de détonateur dans le parcours du comédien, les plus grands ne tardant pas à faire appel à lui. Après cette prestation, Francis Ford Coppola fut l’un des premiers à lui offrir un rôle dans son Dracula en 1992, avant le biopic d’Oliver Stone Nixon en 1995, sans oublier Amistad dirigé par Steven Spielberg et diffusé en 1997, ou plus récemment le bouleversant The Father de Florian Zeller.

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À travers ce documentaire, Clara et Julia Kuperberg livrent un portrait profond dans lequel elles décortiquent avec profondeur et humilité la carrière de l’artiste. Nous vous invitons à découvrir cette production Arte, en ligne jusqu’au 25 janvier prochain.