Il y a 20 ans, 50 Cent sortait Get Rich or Die Tryin’ l’album d’une génération

Publié le par Aurélien Chapuis,

Voici 5 anecdotes folles sur le premier album légendaire de 50 Cent.

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“In Da Club” était un morceau de D12 et les batteries sont signées DJ Quik même s’il n’est pas crédité

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Eh oui, “In Da Club” n’était pas prévu pour 50 Cent à la base. Dr. Dre et Mike Elizondo (qui produisit essentiellement la basse) avaient pensé ce titre pour que D12 l’intègre à la BO de 8 Mile. Mais le groupe de Detroit n’arrivait pas à trouver le bon ton, la bonne mélodie. Ce ne fut pas le cas de Fifty qui écrivit et enregistra le titre en moins d’une heure quand Dr. Dre lui fit écouter le beat. Fifty emprunta le refrain à son pote Lloyd Banks et Dr. Dre dira plus tard que les batteries si iconiques de ce titre ont été programmées par DJ Quik, autre producteur de légende de Compton, qui n’a jamais été crédité sur le titre. Il dira plus tard en interview : “Que Andre l’admette en public, ça me suffit largement vu son impact sur la culture, c’est un honneur”.

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Personne n’arrivait à se décider pour le premier single, “In Da Club” ou “If I Can’t” donc ils l’ont joué à pile ou face

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Imaginez la scène : Eminem, 50 Cent, Dr. Dre, Paul Rosenberg, Jimmy Iovine et Chris Lighty sont dans un salon pour la première écoute de l’album sur un bête de système son. L’album claque, ils sont tous contents mais ils ne sont pas d’accord sur le premier single à mettre en place. Vraiment sans issue, le débat s’est finalement terminé sur une pièce lancée sur un pile ou face. Lequel a été choisi ? Oui, “In Da Club”, un des plus gros tubes de Fifty. Mais “If I Can’t” y est passé aussi plus tard.

“Many Men” est le morceau préféré de 50 Cent et il était censé être pour Nas

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Après la sortie de l’album, 50 Cent dira en interview que “Many Men” reste son morceau préféré alors qu’il ne l’aimait pas du tout au départ car il retranscrit ouvertement la fusillade qui a failli lui coûter la vie. Eh bien, ce morceau a failli ne jamais exister car l’instrumental a encore une fois été prévu pour un autre rappeur. Produit par Digga, ce beat était conçu pour l’équipe Dipset de Cam’ron, Juelz Santana et Jim Jones. Non retenu, c’est finalement Nas qui met une option dessus pour son artiste Nashawn. Mais le morceau n’est pas abouti non plus quand 50 Cent tombe dessus via le manager de Nas et en fait ce morceau très important dans la discographie du rappeur de Jamaica Queens.

Fifty a fait “21 Questions” en pensant à LL Cool J et Dr. Dre ne voulait pas de ce morceau dans l’album

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Un jour, Fifty écoutait la radio en voiture avec une femme. Et là, passe un morceau de LL Cool J. Fifty kiffe et il se rend surtout compte que la femme avec lui chante la chanson par cœur et change d’attitude. Il se dit alors qu’il lui faut un morceau à la LL sur son album, moitié gangster moitié lover. Il bosse alors sur “21 Questions” et en fait un tube. Mais Dr. Dre n’est pas chaud pour le mettre sur l’album, il ne voit pas ce que cette ballade peut offrir au renouveau du gangsta rap version années 2000. Fifty insiste en lui disant qu’il a deux hommes en lui, un gangster et un lover. Dr. Dre dit OK et finalement “21 Questions” sera le deuxième plus gros succès de 50 Cent. Le flair, Fifty.

Les bruits de flingues dans “Heat” sont totalement réels et c’était un morceau de Rakim à la base

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Encore une histoire d’instrumental qui n’était pas prévu pour 50 Cent à la base. “Heat” était un morceau de Rakim, la légende du Queens qui était signé à l’époque sur Aftermath, le label de Dr. Dre. D’ailleurs, plusieurs morceaux de l’album de Fifty étaient prévus pour Rakim à la base. Il avait posé tous ses couplets mais, d’après le rappeur Stat Quo qui était aussi chez Aftermath à cette époque, Rakim galérait sur les refrains, il n’arrivait pas à les rendre mélodiques et catchy. Intraitable sur le sujet, Dr. Dre ne sortira jamais l’album de Rakim et donnera les instrus, notamment celle de “Heat” aux plus jeunes. Le morceau est rythmé par les bruitages d’armes à feu qu’on dirait tirés d’un film comme Heat, par exemple. Eh bien, tous les bruits ont été enregistrés en studio par l’équipe de 50 Cent avec de vraies armes à feu, les leurs, en fait. Comment faire plus réel ?