À peine disparu, Grooveshark déjà de retour

Publié le par Thibault Prévost,

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“Ce seront des montagnes russes, mais nous sommes prêts”

Néanmoins, attendons un peu avant de sabrer le champagne. À cet instant, Grooveshark.io est donc en ligne et en partie fonctionnel, ce qui signifie que le bras de fer avec l’industrie musicale peut (re)commencer. Les lois encadrant le droit d’auteur, qui ont conduit le site original à fermer le 1er mai dernier et à s’auto-flageller publiquement après avoir été sommé de payer 736 millions de dollars aux majors, n’ont pas changé. Shark et son équipe le savent parfaitement, et se déclarent “prêts”, même si les épreuves qui les attendent “seront des montagnes russes”, prédisent-ils.
Le clone nouveau-né pourra-t-il survivre à ce qui l’attend? Pour s’éviter trop de problèmes rapidement, quelques modifications ont été apportées au site. Pour le moment, impossible de téléverser (oui, oui) de la musique sur les serveurs… puisque techniquement, il n’y en a plus. Pour se conformer à la loi sur le droit d’auteur, Grooveshark.io se veut désormais comme un moteur de recherche permettant à l’utilisateur d’écouter et, éventuellement, de télécharger de la musique hébergée sur des serveurs tiers (dont l’adresse serait même affichée avec le titre streamé) à ses propres risques, ce qui permet au site de garder les mains propres… si toutefois ces affirmations sont vraies.

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La légalité attendra

Après quelques recherches, il semble que la grande majorité des données téléchargeables soient hébergées sous le nom de domaine de Grooveshark.io. Pour les quelques titres hébergés ailleurs (reconnaissables à leur taille, indiquant 0 Mb), ceux que nous avons pu tracer sont hébergés sur pleer.com, un site de streaming musical russe et illégal (ne me remerciez pas). Même si le site ne possède pas directement les serveurs, on est quand même loin de la définition d’un tiers, et plus loin encore d’une simple fonction de recherche de contenu, dont se réclament Shark et son équipe.
Mais chaque chose en son temps. Pour le moment, Shark n’a cure de ces soucis légaux et semble se concentrer sur l’amélioration du site, promettant “de grands et surprenants plans pour Grooveshark” et affirmant que le service “est encore très loin de sa fin”.  Reste maintenant à attendre la réponse du camp d’en face, armé d’un arsenal législatif et fraîchement auréolé d’une victoire écrasante. La croisade des droits d’auteur n’est peut-être pas terminée.

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