“Un désastre” : la fille de Franquin démolit le film Gaston Lagaffe

Publié le par Arthur Cios,

Honnêtement, on a un peu la flemme de voir ce film nous aussi (© UGC)

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Si vous êtes passés à côté, vous avez pas mal de chance. Mais malheureusement, ce mercredi 4 avril, Gaston Lagaffe débarque bien sur grand écran. Les aventures du plus célèbre des fainéants du 9e art ont été adaptées par Pierre-François Martin-Laval, l’ancien Robin des Bois répondant au nom de “PEF”. Le casting nous faisait peur et le trailer a confirmé nos pires craintes : cette comédie sent vraiment mauvais.

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Juste avant la sortie du film, Isabelle Franquin, la fille du célèbre papa de Gaston, a pris la parole sur l’adaptation ciné. Interrogée par le quotidien belge L’Avenir, elle n’y est pas allée par quatre chemins pour donner son avis :

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“La première version [du scénario] était inqualifiable, pleine d’aberrations : Gaston y abandonnait son chat et sa mouette. Ou chauffait la start-up où il travaille en introduisant un tuyau d’arrosage dans le derrière d’une vache. Quand on sait la manière dont Gaston traite ses animaux et la façon dont mon père les a mis en scène dans ses séries, sérieusement…

Là, j’ai dit ‘niet’, à ça et une série d’autres détails du même acabit. Et de manière assez abrupte, d’ailleurs, je dois bien le dire. Mais bon, ce scénario était vraiment mauvais. Déjà, placer Gaston dans le contexte actuel, au sein d’une start-up, était une mauvaise idée. C’est comme le couper de son biotope naturel qu’est la rédaction de Spirou.

Mais le droit moral, s’il a le mérite d’exister, est assez restreint. Et ne me permet de modifier que quelques détails, tandis que je suis quand même obligée de m’incliner devant d’autres choses. Je n’avais donc pas le pouvoir d’empêcher ce film, même si les acteurs sont mal dirigés, le scénario débile et le rythme des gags catastrophique. […]

Ça fait mal, très mal même, car j’assiste impuissante au désastre, en espérant de tout cœur que le public saura distinguer le bon grain de l’ivraie, si je puis dire.”

Claire comme de l’eau de roche. Cependant, PEF a tenu à répondre au journal, expliquant ainsi : “C’est une BD culte. Moi-même, si on m’avait dit : ‘Tel réalisateur va adapter Gaston, je crois que j’aurais eu des préjugés.” Pour se défendre autant que possible, il a quand même ajouté :

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“On m’a rapporté qu’elle a trouvé que j’étais resté fidèle à l’univers de son père. Et la preuve, c’est qu’elle a laissé le nom de son père au générique, alors qu’elle aurait pu demander à le faire enlever.”

Même si on a une tendresse certaine pour PEF, au moins pour sa carrière avec les Robin des Bois, difficile de ne pas croire Isabelle Franquin sur ce coup. Les plus curieux pourront toujours se rendre en salles pour se faire un avis — mais sans nous, m’enfin !

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