En 2018, le catalogue Netflix comptera 700 créations originales

Publié le par Marie Jaso,

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Le géant du streaming prévoit d’investir huit milliards de dollars dans les contenus qu’il produit. Contrairement à ses abonnés, la plateforme ne connaît pas le chill.

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Le roi du marché extrêmement concurrentiel du streaming ne semble pas disposé à céder sa couronne. Comme le rapporte Variety, Netflix a profité d’une conférence tenue cette semaine par son directeur financier David Wells pour dévoiler ses projets futurs. Si, selon ce dernier, l’ajout de contenu original sur la plateforme « stimule la croissance », il semblerait que le service de streaming ait justement décidé de miser là-dessus.

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La firme prévoit en effet d’injecter pas moins de huit milliards de dollars (environ 6,5 milliards d’euros) dans les créations originales, portant le nombre (colossal) de projets labellisés Netflix à 700. Parmi ces derniers formats divers et variés (films, séries, émissions télé, documentaires…), 80 programmes seront produits en dehors des États-Unis (à l’image de la série allemande Dark).

Une stratégie prometteuse qui permettra à la firme de faire de l’ombre à son futur concurrent Disney – qui s’apprête à lancer sa propre plateforme en 2019 – tout en se rapprochant toujours plus de son objectif assumé : proposer 50 % de programmes originaux.

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Des moyens financiers et humains colossaux

Le géant du streaming avance des moyens à la hauteur de ses ambitions. À côté des sommes astronomiques annoncées – en plus des huit milliards d’investissement, le budget marketing passera d’1,3 à 2 milliards de dollars (environ 1,6 milliard d’euros) pour promouvoir ce nouveau contenu –, de grands noms du milieu seront associés à ces projets.

Les showrunners Ryan Murphy et Shonda Rhimes, ainsi que les cinéastes David Fincher, Martin Scorsese, Damien Chazelle ou encore les frères Coen (et peut-être bientôt Luc Besson) ont déjà réalisé (ou prévoient de le faire) des projets exclusifs pour la plateforme, à l’image de l’excellente série Mindhunter produite par Fincher.

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Pour ceux qui craignent que l’afflux de propositions se fasse au détriment de leur qualité, David Wells se veut rassurant :

« Les gens se fichent de savoir d’où viennent les histoires. Nous voulons proposer le meilleur contenu. Nous ne devons pas nécessairement le créer nous-mêmes. […] Il n’y a pas de religion chez Netflix. »

Fin 2017, le service comptabilisait 117,6 millions d’abonnés à travers le monde. Il lui reste ainsi 700 millions d’utilisateurs à séduire, sans compter la Chine, toujours selon Variety. Et si Netflix s’exonère des codes religieux, on sait que la plateforme n’est pas étrangère à l’un des sept péchés capitaux : la gourmandise. Affaire à suivre.

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