Le nouveau clip d’Odezenne va te laisser “Boubouche” bée

Publié le par Rachid Majdoub,

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Dans le clip de “Boubouche”, extrait de son dernier album, Odezenne t’invite dans sa bouche pour y découvrir un monde coloré de sujets d’actualité sur lesquels on préfère danser que vomir.

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À regarder plusieurs fois pour tout digérer puis assimiler. Car au-delà d’un clip visuel, ultra-esthétique, coloré (l’un des plus gros jusqu’ici réalisés par Odezenne) et à gros budget tourné dans un tout nouveau studio de cinéma bordelais : de nombreux sujets liés à l’actualité sont imagés dans des délires plus ou moins détraqués après une bonne prise de pilule. Comme pour mieux faire passer celle que la société nous balance à la gueule.

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“Voulez voulez-vous…” entrer dans la “Boubouche” d’Odezenne pour découvrir ce qui se cache au plus profond de ses entrailles. “Boubouche” est le cinquième clip tiré de l’album Dolziger Str. 2 sorti en novembre 2015. Réalisé par Romain Winkler, fidèle filmmaker du groupe, il est dans la même lignée que les vidéos de “Rien” et “Vilaine”, la caméra poursuivant sa balade dans l’univers des Bordelais jusqu’à se retrouver dans leur bouche.

Là où dansent toutes sortes d’éléments ingérés jusqu’à faire flirter la conscience avec l’overdose. Montée, excitation, nymphes au milieu d’une jungle, facekini, femme armée interprétée par l’artiste contemporaine Rustha Luna, du liquide qui recouvre les membres du groupe renaissant dans un monde en transe et baigné dans une actualité contradictoire sur laquelle on préfère danser plutôt que vomir.

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Alix, membre du groupe et directeur artistique sur le clip :

“On a tenté de digérer les grands thèmes d’actualité du moment, mêlés à un sentiment permanent d’overdose de surinformation. On ne voulait pas d’un clip uniquement esthétique, gratuit. On voulait qu’il interpelle. On a décidé de s’amuser de l’actualité pour construire un univers pop.

Ici, le facekini a réglé le faux débat du burkini ; au passage il est devenu pop, accessoire de mode. La jungle de Calais s’est figée en décor, on s’y est habitué, tout comme les dérives religieuses, le tout sous haute surveillance militaire.”

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Pour voir Odezenne sur scène, dans ta ville, avant qu’il ne disparaisse du paysage pour un petit bout de temps : c’est par ici