À Paris, okis a transformé la Boule Noire en stade de Gerland

Publié le par Lucie Bacon,

© leaa_fernandes

Pour sa première scène parisienne, le rappeur lyonnais a fait voyager ses pelos jusqu’aux pentes de la Croix-Rousse.

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Ce mercredi soir, la butte de Montmartre avait des airs des pentes de la Croix-Rousse, car du côté de la Boule Noire, le rappeur lyonnais okis débutait sa petite tournée. Jusque-là surtout confronté à un public lyonnais d’habitués, okis a dû, cette fois, rencontrer le public de la capitale.

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Pourtant, c’est bien 200 pelos qui connaissaient par cœur ses textes, certains avec un maillot lyonnais sur le dos, qu’il a trouvés face à lui. Et sans trembler, okis a fait du okis, distribuant beaucoup d’amour, de punchlines, d’expressions lyonnaises et de ses souvenirs indélébiles de foot, toujours accompagné sur scène par le beatmaker Mani Deïz.

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Généreux, parfois ému vers la fin, okis a régalé en parlant des rues de sa ville qu’il a arpentées pendant des années, de son amour de toujours, l’Olympique Lyonnais, et des légendes qui ont fait son histoire, de Juninho à Karim Benzema, en passant par “Islam Slimani”, dont le public connaît les punchlines de la chanson qui lui est consacrée par cœur, alors que Limsa d’Aulnay l’a rejoint sur scène pour chanter à la gloire de Garrincha et Licha.

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À l’image de son rap et comme l’Olympique ennemi, okis est allé droit au but, a déroulé tout son album Rêve d’un rouilleur, et s’est même permis “des sons à l’ancienne, genre pour ceux qui étaient là… en 2022”, toujours remplis d’expressions que seuls les originaires du “69 la trik” peuvent comprendre et de références au ballon rond.

Le public lui a bien rendu toute cette énergie, entre une tentative du mythique “AHOU”, malheureusement rapidement avortée, et un “JU-NI-NHO”, chant bien connu des travées de Gerland, l’ancêtre du Parc OL où chaque Gone a un jour mis les pieds, “le stade de Gerland comme une terre d’histoire”, plaide-t-il d’ailleurs dans “Le silence”. Entre deux sons, okis a même fait monter un fan sur scène pour jongler et lui offrir un ballon, puis il a terminé le show avec un maillot de Juni sur le dos, lancé par un autre pelo. Tout ce qu’on souhaite maintenant au roi des banaveurs, c’est que, comme le Général Lacazette, il puisse à son tour remplir un “formidable outil”.