Les images font le tour des réseaux sociaux depuis mardi soir. On y voit une femme interpellée par trois agents de la Sûreté ferroviaire en gare d’Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis). La voyageuse est projetée à terre par la sécurité de la SNCF (Suge), avant d’être plaquée sur le ventre et de recevoir un coup de pied au visage.
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https://twitter.com/davduf/status/1273126894964260866?s=21
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Son mari tente d’intervenir mais deux agents s’interposent pour le maîtriser. Il déclare, à l’intention des agents, que sa femme – qui hurle au sol – est enceinte. Certains témoins essayent de calmer les différents protagonistes.
La SNCF s’explique
Dans un communiqué, la SNCF parle « d’interprétations trompeuses« . Elle souligne qu’en « montrant uniquement la fin de l’intervention des agents de la surveillance générale [dans la vidéo], un moment forcément impressionnant, aucune contextualisation, ni explication n’est apportée« .
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Selon la SNCF, la femme venait d’être verbalisée trois fois car « elle ne portait pas de masque« , « elle avait craché » et « elle voulait prendre le train sans billet« . « Les agents l’ont ensuite invitée à quitter la gare. Devant son refus, et un comportement agressif, cette injonction de quitter la gare est devenue contraignante« , explique la compagnie ferroviaire.
Plaintes déposées et enquête ouverte
Les agents de la sûreté ferroviaire ont porté plainte car, toujours selon la SNCF, « les images diffusées font suite à plusieurs morsures et griffures subies par les agents« .
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« Ils se font, disent-ils, cracher dessus, en amont de ce qu’on voit sur la vidéo. Deux disent avoir été mordus, l’un à la main et au bras, l’autre à la cheville« , a par ailleurs indiqué une source proche de l’enquête à l’AFP.
La femme interpellée a aussi déposé plainte au commissariat de Sevran, ce mercredi matin, pour « violences volontaires aggravées par personne dépositaire de l’autorité publique« , selon Le Parisien.
Toujours d’après le quotidien, l’interpellée a été transportée à l’hôpital pour des examens médicaux, notamment à propos de « son état déclaré de grossesse« . Une information que n’était pas en mesure de confirmer ou d’infirmer une source proche du dossier ce mercredi matin au Parisien.
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Le parquet de Bobigny a annoncé ce mercredi à l’AFP l’ouverture d’une enquête pour violences et rébellion.
