Écriture inclusive : 60 députés veulent l’interdire dans certains cas

Publié le par Astrid Van Laer,

Pour ces élus, l’écriture inclusive ne doit pas apparaître dans les documents administratifs car elle "brouille les messages".

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Une soixantaine de députés, issus de la majorité et de l’opposition LR principalement, appellent à « interdire l’écriture inclusive dans les documents administratifs » et pour les personnes morales chargées d’une mission de service public, selon une proposition de loi transmise à l’Assemblée mercredi.

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Son auteur, l’élu LREM François Jolivet, décrit l’écriture inclusive comme un choix « personnel et militant » et « en rien majoritaire », qui « brouille les messages » et « complexifie l’apprentissage de la langue française ».

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« D’ailleurs, les experts de la dyslexie, dyspraxie et dysphasie sont préoccupés et alertent sur les difficultés supplémentaires engendrées par cette forme d’écriture », ajoute-t-il dans l’exposé des motifs de sa proposition de loi, cosignée notamment par la présidente déléguée du groupe LREM Aurore Bergé et la vice-présidente LR de l’Assemblée nationale Annie Genevard.

Avec ce texte, à la portée surtout symbolique à ce stade, François Jolivet veut surtout « alimenter le débat, sensibiliser et inciter les ministères à prendre des circulaires à l’instar d’Édouard Philippe en 2017 », indique le député à l’AFP.

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L’apparition de « mots nouveaux » dans des « publications parfois officielles »

Dans une circulaire du 21 novembre 2017 sur « les règles de féminisation », l’ex-Premier ministre Édouard Philippe avait « invité » ses ministres, « en particulier pour les textes destinés à être publiés au Journal officiel de la République française, à ne pas faire usage de l’écriture dite inclusive ».

François Jolivet s’inquiète de l’apparition de « mots nouveaux » dans des « publications parfois officielles » comme « iels » pour « ils/elles », « toustes » pour « tous/toutes » ou « celleux » pour « celles/ceux ». Sa proposition de loi vise donc à interdire l’écriture inclusive « dans les documents administratifs » et pour les « organismes et personnes chargés d’une mission de service public ». 

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Les promoteurs de l’écriture inclusive y voient un moyen de lutter pour l’égalité femmes/hommes. Outre l’utilisation de mots « neutres », elle préconise d’user à la fois du féminin et du masculin quand on s’adresse aux hommes et aux femmes, et remet en cause la règle d’accord de la langue française selon laquelle, au pluriel, « le masculin l’emporte sur le féminin ».

Elle se traduit notamment par des graphies comme « les député·e·s » ou « les électeur·rice·s » ou par une règle d’accord avec le sujet le plus proche, par exemple « Louis et Louise sont belles ».

Konbini news avec AFP

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