Antiracisme : 5 comptes Instagram à suivre pour continuer à s’informer et s’éduquer en 2022

Publié le par Yasmine Mady,

© Alexis Fauvet – Unsplash

La lutte contre les systèmes d’oppression n’est malheureusement pas terminée…

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Alors que le ministre Jean-Michel Blanquer a récemment participé à un colloque “contre l’idéologie woke” (organisé par des universitaires qui critiquent la “pensée décoloniale” à la Sorbonne), le racisme et les discriminations subsistent dans nos institutions.

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Selon une enquête de la Défenseure des droits, un “jeune perçu comme noir ou arabe” a 20 fois plus de chance d’être contrôlé par la police.

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Une autre étude menée sous l’égide du ministère du Travail indique que, lors d’une embauche, les candidat·e·s perçu·e·s comme maghrébin·e·s ont 31,5 % de chance de moins d’être contacté·e·s par les recruteurs et recruteuses.

En 2019, les actes racistes en France ont augmenté de 40 %. Autre chiffre marquant, selon une enquête d’SOS Racisme, les étudiant·e·s d’origine ultramarine ou subsaharienne ont 37 % de chance de moins d’obtenir un logement qu’un·e étudiant·e d’origine française.

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La lutte contre les systèmes d’oppression est loin d’être terminée. Alors, pour continuer à s’informer et poursuivre le combat, on a sélectionné 5 comptes à suivre pour s’éduquer à l’antiracisme.

#1 Anas Daif aka Jnounaliste et son podcast “À l’intersection”

Doit-on éduquer ses amis blancs ? Faut-il en finir avec la catégorie “musique urbaine” ? Quels sont la réelle définition et le contexte derrière le terme “woke” ? Le journaliste Anas Daif propose du contenu à la fois interactif et éducatif où il questionne et analyse les dynamiques de classes et de races, les identités et les cultures populaires.

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https://www.instagram.com/p/CWWKc0tAq4o/

Il est également le créateur du podcast “À l’intersection” qui a pour enjeu de “raconter les diasporas maghrébines, afro-descendantes et asiatiques dans toute leur intersectionnalité”.

#2 La militante asioféministe Lou Eve et son compte @la.charge.raciale

Théorisée par Maboula Soumahoro en France, la charge raciale désigne “la pression psychologique subie par les personnes exposées à de multiples formes de stigmatisation raciale, qui entraîne une adaptation constante de leur comportement”.

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La militante asioféministe Lou Eve s’est reconnue dans la notion et a souhaité rassembler une communauté de personnes subissant cette charge pour libérer la parole. Son compte Instagram, @la.charge.raciale, regroupe à la fois des témoignages et des ressources pour sensibiliser et éduquer face à d’autres formes et dynamiques de racisme.

https://www.instagram.com/p/B_fSK6goccX/

#3 La page @sansblancderien pour sensibiliser à l’antiracisme et la “blanchité”

Comment être un·e allié·e à la lutte antiraciste ? Qu’est-ce que le privilège blanc ? Qu’est-ce que l’appropriation culturelle ? La fragilité blanche ou encore la “blanchité” ? Le compte @sansblancderien et son podcast ont pour enjeux de questionner les dynamiques de pouvoir et d’oppression de manière introspective.

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https://www.instagram.com/p/CAaqdBYgZxq/

#4 Le podcast @kiffetarace avec Rokhaya Diallo et Grace Ly

Pourquoi le mot “race” est-il tabou ? Quel est le coût mental du racisme ? Le véganisme et l’écoféminisme sont-ils des “trucs de blanc·he·s” ? La race efface-t-elle la classe ? Tant de questions auxquelles Rokhaya Diallo et Grace Ly tentent d’offrir des réponses et réflexions à travers leur podcast intitulé “Kiffe Ta Race” et la page Instagram du même nom.

https://www.instagram.com/p/CNCkRUOAg80/

#5 Avec @lakafrinitude, Chloé nous parle d’antiracisme, de décolonisation et d’afroféminisme à La Réunion

Accès à l’emploi, perte d’identité réunionnaise, colorisme, décolonisation… Le compte @lakafrinitude met en lumière les conséquences du racisme et des privilèges dont jouissent les métropolitains et les Réunionnais·e·s blanc·he·s à l’île de la Réunion.

https://www.instagram.com/p/CWa1UDwIX6x/

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