1 % de la population mondiale est responsable de 50 % des émissions du transport aérien

Publié le par Clothilde Bru,

© Flashpop / Getty Images

Soit un demi-milliard de tonnes de CO2.

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C’est un ratio qui fait tourner la tête. Alors que le trafic aérien est fortement impacté par l’épidémie, une étude révèle que la moitié des émissions de carbone qu’il génère est causée par 1 % de la population mondiale. De quoi décourager tous celles et ceux qui font des efforts pour réduire leurs voyages ou privilégier d’autres moyens de transport.

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Repérée par le Guardian mardi 17 novembre, cette étude a été publiée dans le journal académique Global Environmental Change et relayée en France par Courrier international.

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Elle nous apprend qu’en 2018, le transport aérien a généré un milliard de tonnes de CO2 et que seulement 1 % de la population mondiale est responsable de la moitié de ces émissions. À noter également que, cette année-là, seulement 11 % de la population mondiale a pris l’avion et que 4 % de ces voyages ont eu lieu à l’étranger.

Ces “super-émetteurs”, comme les surnomme le Guardian, parcourent environ 56 000 km par an. “C’est l’équivalent de trois vols long-courriers par an ou un court-courrier par mois”, précise Stefan Gössling de l’université de Linnaeus en Suède, qui a mené cette étude.

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L’avion est une problématique chère au pays nordique. Pour rappel, c’est à la Suède qu’on doit le flygskam“, un néologisme qui désigne la honte de prendre l’avion.

Vers une taxe des “super-émetteurs” ?

Les Américains sont les passagers avec la plus grande empreinte carbone, nous apprend également cette étude. Les émissions américaines sont plus importantes que les émissions cumulées des dix pays qui suivent les États-Unis dans ce classement, précise The Guardian. On peut citer le Royaume-Uni, le Japon, l’Allemagne ou encore l’Australie.

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“Les avantages de l’aviation sont probablement encore moins bien répartis que toute autre source d’émissions majeure de gaz à effet de serre”, a commenté Dan Rutherford de l’ONG américaine International Council on Clean Transportation (ICCT) dans les colonnes du Guardian

Sans la pandémie, ces émissions auraient probablement triplé d’ici à 2050, alerte l’étude. Pour ses auteurs, ce coup d’arrêt doit être l’occasion d’ouvrir une discussion sur le sujet. Comme le rappelle Forbes, les militants écologistes réclament depuis longtemps une taxe sur les grands voyageurs, dans la mesure où ce moyen de transport ne concerne qu’une minorité de la population mondiale.

Certes, le trafic aérien a chuté de 50 % en 2020, mais, selon toute vraisemblance, il aura retrouvé son rythme pré-coronavirus dès 2024.

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À quoi va ressembler le transport aérien de demain ? Il y a quelques mois, on faisait le point avec l’aéronaute Bertrand Piccard.