“J’ai fait n’importe quoi sur la com” : Jérôme Jarre répond à la polémique sur la “Love Army”

Publié le par Damien Garcia,

© Clique TV – Canal+ / Jérôme Jarre

"Si je ne me connaissais pas et si je n’avais pas vécu le truc, je trouverais ça infâme."

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Invité de l’émission Clique, Jérôme Jarre s’est exprimé sur les différentes polémiques liées au documentaire sorti sur Prime Video une semaine plus tôt, intitulé : #LoveArmy : Où es-tu Jérôme ?. Le documentaire revient sur le parcours de Jérôme Jarre et plus particulièrement sur la création de la Love Army, et les coulisses de son action humanitaire au Bangladesh, après laquelle il a disparu de la sphère médiatique.

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Au total, la Love Army a réussi à soulever plus de 4 millions de dollars pour aider les Rohingyas. Sept ans plus tard, après les révélations du documentaire de Charles Villa, de nombreux reproches sont faits à Jérôme Jarre, notamment sur son impulsivité, sa gestion des fonds, sa communication, ou encore sa volonté de réinventer le secteur humanitaire. Alors qu’il n’avait pas souhaité s’exprimer dans le documentaire, l’ancien influenceur est rentré en France pour répondre aux accusations, dans un entretien de plus d’une heure, donné à Clique TV.

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Dès le début, Jérôme Jarre est confronté à une vidéo datant de 2017, dans laquelle il critique le système associatif de l’époque. Face à ces images, il regrette : “Je suis extrêmement arrogant envers les associations classiques à ce moment-là parce que je viens de tomber amoureux d’un modèle de distribution, le ‘direct cash'”. Le “direct cash” est un processus qui permet de donner directement l’argent aux Rohingyas, sans passer par les frais annexes des ONG, système adopté par Jérôme Jarre pour cette opération au Bangladesh. Ce n’est que plus tard qu’il réalisera que la législation du pays l’empêche d’appliquer cette méthode. Pour autant, l’argent a bien été utilisé, comme le révèle un rapport sorti en 2022. Un point important pour l’ancien influenceur, qui regrette que “le teasing du docu laisse sous-entendre qu’on ne sait pas où est l’argent” alors que “tout l’argent est allé à des ONG”.

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Obat Helpers

Parmi elles, Obat Helpers, en charge de la construction de 1 000 abris, qui se révéleront vétustes à peine quelques semaines après leur installation, comme le révèle le documentaire. Situation que Jérôme Jarre reconnaît, mais nuance : “On oublie de dire que ces problèmes, c’est moi qui les ai identifiés, c’est moi qui ai mis en place cette équipe de contrôle”, précisant que ces constructions “ce n’est que 15 % d’utilisation des dons.”

Après ce fiasco, la Love Army s’est tournée vers une ONG turque, IHH, qui a construit plus de 3 400 abris, mais également des puits, encore en bon état aujourd’hui selon Jérôme, qui regrette que le documentaire ne l’ait pas souligné.

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Erreur de casting

Il lui a également été reproché d’avoir sollicité Recep Tayyip Erdoğan, en feintant de ne pas savoir qui c’était. Lui explique avoir eu l’espoir que le président turc enrôle d’autres dirigeants. Il légitime le choix d’Erdoğan par l’implication déjà connue du pays auprès des Rohingyas : “J’ai mis toutes les cartes que j’avais sur la table, si j’en avais eu des meilleurs j’aurais fait autre chose”.

“On ne peut pas dire que la Love Army a fait du mal aux Rohingyas”

Ce serait les propos tenus par Mohamed, l’entremetteur sur place, lors d’un appel téléphonique avec Jérôme, après la diffusion du documentaire. Pourtant, dans ce dernier, Mohamed prend la parole et accable l’influenceur qui lui a “brisé le cœur et celui de nombreux Rohingyas”. Propos qui, selon Jérôme, ont été sortis du contexte. “Il parle de notre relation perso. Parce que je suis parti et que j’ai dû le bloquer sur WhatsApp parce que je n’en pouvais plus, j’étais en burn out complet.”

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Si vous voulez plus de détails, l’entretien intégral est disponible sur le site de Clique.