C’est quoi “l’arnaque au terminal bancaire”, nouveau cauchemar des restaurateurs ?

Publié le par Robin Panfili,

© Pixabay

Dans le sud de la France, plusieurs restaurateurs ont été arnaqués par des escrocs qui remplacent les terminaux de paiement… et empochent les recettes de l’établissement.

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C’est une arnaque qui prend de l’ampleur et qui commence à faire des émules chez les esprits mal intentionnés. Après plusieurs cas à Cannes, en marge du Festival de Cannes, c’est désormais dans les Pyrénées-Orientales, dans le sud de la France, que l’arnaque au terminal bancaire est en train de se développer à vitesse grand V.

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“Des escrocs ont profité d’un moment d’inattention du serveur lors du paiement pour interchanger le TPE avec une machine identique”, résume BFM TV. Un terminal de paiement identique, à la différence près que le compte relié à l’objet est celui des malfaiteurs. Ces derniers peuvent ainsi, à terme, percevoir “l’ensemble des recettes de l’établissement”.

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Pour anticiper des arnaques futures, les gendarmes ont mis en garde les restaurateurs dans une publication sur Facebook. “Amis restaurateurs, songez à personnaliser vos terminaux de paiement avec un petit autocollant ou tout type de marque afin de permettre aux serveurs de s’assurer de leur sécurité.” Une astuce simple, mais qui peut se montrer très efficace pour freiner les velléités des escrocs – qui viennent probablement en éclaireurs afin de repérer les modèles de terminaux présents dans le restaurant.

“C’est Arsène Lupin, c’est hyper élaboré”

Par ailleurs, l’antenne locale de l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (Umih) a également pris la parole pour appeler les restaurateurs à la vigilance. “Il peut se passer jusqu’à dix jours, car certains ne contrôlent leur caisse qu’une fois par semaine. Les escrocs ne reprennent jamais les terminaux intervertis et ne restituent pas ceux substitués”, dit Brice Sannac, l’un de ses représentants dans les Pyrénées-Orientales.

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“Une fois que le professionnel s’aperçoit de l’arnaque et veut porter plainte, le compte sur lequel l’argent a été versé est déjà clôturé et les malfrats se sont volatilisés. C’est Arsène Lupin, c’est hyper élaboré !”

S’il conseille de “vérifier les relevés de télécollecte sur lesquels figurent le nom de la banque, celui de l’établissement et son numéro SIRET”, à Cannes, l’organisme avait, lui, conseillé de vérifier chaque ticket émis par le TPE.

Si l’arnaque semble aujourd’hui avoir le vent en poupe, elle n’est pas nouvelle pour autant. En 2019, plusieurs restaurateurs s’étaient fait avoir, avec un préjudice grimpant jusqu’à 270 000 euros. “Ce n’est pas nouveau, mais pendant des années, c’est resté plutôt rare car il faut avoir de réelles compétences en informatique”, confiait un enquêteur spécialisé à l’époque des faits.

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