Du Seigneur des anneaux au Monde de Narnia, 10 sagas de fantasy bientôt adaptées en série

Publié le par Adrien Delage,

© Disney/New Line Cinema/Bandai Namco

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Good Omens

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Le pitch : Grande-Bretagne, de nos jours. L’heure du Jugement dernier a sonné pour l’humanité. Mais un ange et un démon, complices depuis des millénaires et leur arrivée sur Terre, ne l’entendent pas de cette oreille. Le serviteur de Dieu s’appelle Aziraphale, ancien gardien du jardin d’Éden, et le bras droit de Satan se nomme Crowley, le serpent à l’origine du péché d’Ève.

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Ensemble, ils ont fini par apprécier l’homme et sa compagnie, ses plaisirs et ses vices. Pour continuer sa vie de tranquillité, le tandem devra empêcher l’arrivée de l’Antéchrist sur la planète et mettre un terme à l’ultime bataille entre le paradis et l’enfer.

Pourquoi on est chauds : tout simplement parce que le casting est, disons le simplement, so british et taré. Auriez-vous un jour imaginé un trio aussi truculent que David Tennant, Michael Sheen et Jon “Don Draper” Hamm ? Good Omens réalise ce fantasme. Ensuite, parce que Neil Gaiman, coauteur du livre (à qui l’on doit aussi American Gods), est aux commandes de la série. Ce dernier l’adapte d’ailleurs par respect pour son défunt ami Terry Pratchett, la seconde plume de Good Omens.

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Enfin, parce que le trailer annonce un show complètement barré mais très classe, comme un mix bizarroïde entre Preacher et Legion. Moins blasphématoire que le premier, moins arty que le second, Good Omens a de grandes chances de viser juste pour devenir un immanquable de 2019.

Où et quand : début 2019 sur Amazon Prime Video.

Carnival Row

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Le pitch : bienvenue dans une série énigmatique décrite comme un thriller de fantasy néo-noir. Derrière ce genre alléchant se cache un monde magique où ses habitants, des créatures mythiques, sont au bord de la guerre civile. Les citoyens se déchirent dans une mégalopole néo-victorienne où habitants et immigrants se marchent dessus. Au milieu de cette crise migratoire, un détective est chargé d’enquêter sur une série de meurtres inquiétants, qui menace directement une paix fragilisée.

Pourquoi on est chauds : si l’histoire de Carnival Row est encore bien imprécise, la série sera portée par un duo plutôt sexy : Orlando “Legolas” Bloom et Cara Delevingne. Le projet est chapeauté par René Echevarria (le créateur des 4400) sur une idée originale de Travis Beacham, scénariste de Pacific Rim et du Choc des Titans. Une équipe qui laisse présager un solide et intriguant blockbuster sériel, malgré la désolidarisation de Guillermo del Toro, crédité en tant que producteur exécutif jusqu’en 2017.

Où et quand : courant 2019 sur Amazon Prime Video.

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À la croisée des mondes

Le pitch : dans un monde parallèle au nôtre, Lyra, une orpheline de 12 ans, a été élevée dans un pensionnat d’Oxford. Sa vie est bouleversée le jour où son meilleur ami est kidnappé par le Magisterium, l’ordre autoritaire de cet univers, qui effectue des expériences illégales sur les enfants. Ni une, ni deux, Lyra, accompagnée de son dæmon, un être magique capable de se transformer en différents animaux, s’embarque dans un tour du monde afin de sauver Roger.

Pourquoi on est chauds : parce que le scénariste Jack Thorne (Skins, The Fades) a promis une adaptation pleinement fidèle à la trilogie de Philip Pullman. Mais aussi parce que le film de Chris Weitz sorti en 2007 s’est légèrement planté au box-office et que cette épique saga de fantasy mérite une adaptation à la hauteur de sa renommée. On n’oubliera pas non plus de citer la distribution quatre étoiles de ce projet (James McAvoy, Ruth Wilson, Lin-Manuel Miranda), en qui BBC a suffisamment confiance pour offrir une deuxième saison avant même le lancement de la première.

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Où et quand : courant 2019 sur la BBC outre-Manche et OCS en France.

The Witcher

Le pitch : Geralt de Riv est un puissant et solitaire chasseur de monstres. Un jour, il croise une orpheline du nom de Ciri qui a fui sa ville natale après le massacre de son village et la mort de ses parents. Le sorceleur la prend sous son aile et l’entraîne à Kaer Morhen, siège des mercenaires qui n’ont peur de rien. Rapidement, Geralt va se rendre compte que Ciri est dotée de pouvoirs incommensurables. Ses talents innés pour le combat et la magie vont attirer de terribles adversaires jusqu’à eux.

Pourquoi on est chauds : déjà, parce que la série est adaptée des romans d’Andrzej Sapkowski et non des jeux vidéo, dont l’intrigue est plus éparse. Ensuite, parce que l’auteur est rattaché au projet en tant que conseiller principal et que The Witcher est entre les mains d’une scénariste avertie (Daredevil, Power, Parenthood), Lauren Schmidt.

Cela dit, la hype sur cette série est un peu redescendue dernièrement. En cause, le cast d’Henry Cavill dans le rôle principal. Si nous n’avons absolument rien contre l’interprète de Superman dans le DC Extended Universe, il y avait des acteurs physiquement plus proches de Geralt (au hasard, on pencherait pour Mads Mikkelsen ou Nikolaj Coster-Waldau de Game of Thrones).

Ensuite, parce que Lauren Schmidt a été harcelée sur les réseaux sociaux. La scénariste a eu le courage de proposer une version très personnelle des personnages de l’univers, qui a fortement déplu aux fans. Sa vision d’autrice est donc potentiellement mise à mal et Lauren Schmidt pourrait prendre en compte ces critiques sous la pression de la communauté des Sorceleurs, quitte à simplifier voire caricaturer ses protagonistes.

Où et quand : courant ou fin 2019 sur Netflix.

The Long Night (le spin-off de Game of Thrones)

Le pitch : 8 000 ans avant les événements de Game of Thrones, un hiver interminable s’est abattu sur Westeros. La famine a frappé ses habitants, tandis que les terres autrefois vertes et majestueuses du continent ont commencé à dépérir sous un amas de neige intarissable. Mais les Premiers Hommes n’auraient jamais pensé que le pire était à venir lorsque des créatures originaires des lointaines Contrées de l’éternel hiver ont commencé à envahir la région : les Marcheurs blancs. Ainsi débutèrent la Longue Nuit et la guerre pour l’Aube, qui comprend les exploits d’Azor Ahai, la construction du Mur et la fondation de la Garde de Nuit.

Pourquoi on est chauds : on ne va pas se mentir, la marque Game of Thrones et ses huit saisons dantesques suffiront à nous convaincre d’y jeter un œil. De plus, il paraît intéressant de découvrir les origines de certains éléments emblématiques de cet univers (la construction du Mur, la naissance de la Maison Stark, la création du roi de la Nuit) et des personnages emblématiques tels que Bran le Bâtisseur ou le guerrier du Feu, Azor Ahai.

HBO reste très discrète quant à The Long Night (qui est seulement le nom de travail de la série) si ce n’est que le tournage d’un pilote sera lancé en février 2019. Pour le plus grand malheur des lecteurs en manque de la saga littéraire, George R.R. Martin est rattaché au projet avec la scénariste Jane Goldman (Kingsman, X-Men). À noter qu’un deuxième spin-off, centré sur la conquête de Westeros par les Targaryen, est toujours à l’étude du côté de la chaîne câblée.

Où et quand : à une date indéterminée mais possiblement fin 2019 ou début 2020 sur HBO outre-Atlantique et OCS chez nous.

La Tour sombre

Le pitch : les aventures de Roland, dernier pistolero de sa lignée, sur une Terre parallèle ressemblant au western du XIXe siècle. Dans ce monde magique, Roland traque un mystérieux homme vêtu de noir qui cherche à régner sur le monde en contrôlant la Tour sombre, sorte de pivot central des différents univers. Avec l’aide d’une guilde de personnes extraordinaires, l’as de la gâchette va tout faire pour empêcher son adversaire de s’emparer de l’Yggdrasil du far west.

Pourquoi on est chauds : plutôt tempéré. Par définition, une adaptation de Stephen King est un exercice casse-gueule, et dans les faits elles ont rarement rencontré un grand succès critique et d’estime. Le film de Nikolaj Arcel et ses retombées décevantes ont déjà tué dans l’œuf une franchise de fantasy potentielle pour Sony. Amazon a donc récupéré le bébé, qui pourrait d’ailleurs accueillir de nouveau Idris Elba et Matthew McConaughey dans ses rangs.

Toutefois, les deux acteurs n’ont rien signé officiellement et le casting n’a pas encore été dévoilé par la plateforme de streaming. Glen Mazzara, ex-showrunner de The Walking Dead, aurait récemment rendu un script portant sur le tome 4, Magie et Cristal, l’un des préférés de la communauté de Stephen King. On croise les doigts pour que La Tour sombre brise la malédiction autour des adaptations du maître de l’horreur.

Où et quand : fin 2019 ou début 2020 sur Amazon Prime Video.

La Roue du temps

Le pitch (de l’adaptation, pas des romans) : dans le monde merveilleux de La Roue du temps, les femmes et seulement les femmes ont développé des pouvoirs magiques. L’histoire suit le parcours de l’une d’entre elles, Moiraine, membre d’une organisation sombre et influente appelée Aes Sedai. Avec cinq compagnons, la jeune fille embarque dans une quête d’identité qui pourrait sauver ou détruire le monde selon une ancienne prophétie. Mais le danger (ou le salut de l’humanité) est peut-être bien plus près que ce que Moiraine imaginait.

Pourquoi on est chauds : parce qu’une série de fantasy centrée sur un personnage féminin est bien trop rare et précieuse pour ne pas la défendre. La saga gigantesque de Robert Jordan, dont la fin a été rédigée par Brandon Sanderson après le décès de l’auteur en 2007, est un descendant direct du Seigneur des anneaux. Les livres se sont écoulés à plus de 90 millions d’exemplaires à travers le monde. Désormais, c’est à Amazon de conter cette histoire féerique à l’aide d’une série juste et de moyens colossaux.

Si le show en est à ses prémices, on sait que l’adaptation a été confiée au scénariste Rafe Judkins (Agents of S.H.I.E.L.D., Hemlock Grove). Harriet McDougal, veuve de Robert Jordan, a été appelée en renfort en tant que productrice consultante afin de respecter l’œuvre de son mari. La série de romans compte 14 tomes, soit peut-être autant de saisons si la qualité est au rendez-vous.

Où et quand : horizon 2020 sur Amazon Prime Video.

Le Seigneur des anneaux

Le pitch : la version série du Seigneur des anneaux ne sera pas une redite de la trilogie réalisée par Peter Jackson au début des années 2000. Amazon a confirmé qu’il s’agirait d’un prequel pouvant évoluer sous la forme d’une anthologie. En d’autres termes, chaque saison devrait se consacrer à des personnages, une quête ou un lieu différents. Pour le moment, des rumeurs annoncent l’exploration de la jeunesse d’Aragorn, aka Grands-Pas (ou l’Arpenteur selon la traduction française), alors qu’il était un discret rôdeur au sein des Dunedains du Nord.

Dans la trilogie originelle, Aragorn est déjà âgé de 87 ans. On pourrait donc découvrir son enfance et son parcours qui l’ont mené à devenir le leader de sa communauté d’hommes guerriers. Quant au reste des saisons, les pontes d’Amazon ne sont pas sans savoir que les lecteurs de Tolkien attendent depuis des années une adaptation du Silmarillion, roman complexe mais magistral qui revient sur la création mythologique de la Terre du Milieu.

Pourquoi on est chauds : on ne va pas se mentir, il faut lâcher une sacrée tonne de billets verts pour rendre plausible à l’écran une contrée aussi vaste et enchanteresse que la Terre du Milieu, qui compte dans ses rangs des gobelins, des trolls, des dragons et même des créatures encore plus impressionnantes comme le Balrog. Amazon en a conscience et a déjà dépensé 250 millions de dollars auprès de la Tolkien Estate rien que pour l’acquisition des droits d’adaptation.

En tout et pour tout, le géant américain serait prêt à dépenser 1 milliard de dollars, budget réparti sur les 5 saisons du Seigneur des anneaux. De quoi faire envier Smaug et son appétit inépuisable pour l’or. D’autres rumeurs annoncent un tournage sur les terres de Peter Jackson, la Nouvelle-Zélande, où fut filmée la trilogie. La beauté verdoyante de la Comté, du Rohan, du Gondor et des cours d’eau de l’Anduin est assurée. Enfin, plusieurs acteurs de la trilogie originelle ont déjà adoubé le projet (pour assurer un retour en fanfare ?) dont Ian McKellen (Gandalf), Sean Astin (Sam), Andy Serkis (Gollum) et Dominic Monaghan (Merry).

Pour le moment, on ignore tout du casting. Les seules personnes confirmées pour la série sont un duo de showrunners prometteurs, John D. Payne et Patrick McKay, déjà à la tête du futur de Star Trek et de la rencontre musclée entre King Kong et Godzilla au cinéma. Il fallait bien quelqu’un chargé de les réunir tous et dans les ténèbres les lier pour, on l’espère de tout notre cœur de Hobbit, la plus épique série de tous les temps.

Où et quand : courant 2020 voire 2021 sur Amazon Prime Video.

Le Monde de Narnia

Le pitch : c’est tout chaud sorti du four Netflix qui fonctionne à fond les ballons ces derniers mois. La plateforme de streaming compte bien adapter l’œuvre mythique de C.S. Lewis, en série MAIS aussi en films, précision de la plus haute importance. On ne sait pas sur quel pied souhaite danser le géant américain, mais on table sur une nouvelle tentative de transposition de l’heptalogie sur grand écran et des séries à l’intrigue plus originales sur la petite lucarne, qui nous plongeront dans le monde d’Aslan et des animaux de Narnia plutôt que de nous narrer l’histoire de la famille Pevensie.

Pourquoi on est chauds : on ne va pas se mentir, les films adaptés du Monde de Narnia étaient sympas mais loin d’être transcendants et surtout de facture inégale (osons reconnaître que L’Odyssée du Passeur d’Aurore était carrément mauvais). La production a été chaotique, avec des droits d’adaptation qui sont passés de Disney à la Fox puis à Sony en l’espace de trois longs-métrages.

Même si on ignore tout du projet de Netflix, on a l’assurance que Le Monde de Narnia ira à son terme sur une plateforme qui n’a pas peur des défis et des séries de niche. Cette dernière commence également à s’intéresser aux univers cohérents entre eux, comme le prouve sa récente acquisition des comics du Millarworld (Kingsman, Jupiter’s Legacy, Wanted…). Et puis, qui n’a pas envie de trembler à nouveau devant la Sorcière blanche, de s’émerveiller devant Aslan ou de se marrer devant la naïveté d’Edmund ?

Où et quand : sur Netflix à une date indéterminée, mais très certainement pas avant 2020.

Who Fears Death

Le pitch : le roman de Nnedi Okorafor nous transporte dans une Afrique post-apocalyptique ravagée par une guerre raciale. Au Soudan, les Nuru, une communauté blanche, oppriment les Okeke, un peuple noir. Cette société inégalitaire est notamment gangrenée par des agressions sexuelles répétées par les hommes nuru sur les femmes okeke. Jusqu’au jour où Onyesonwu (“Celui qui n’a pas peur” dans la langue des Igbo), fruit du viol d’une femme noire par un homme blanc, décide de changer le cours des choses en tuant le leader des Nuru.

Pourquoi on est chauds : à la lecture de ce pitch, vous êtes sûrement en train de vous demander ce que vient faire ce roman dystopique dans cet article sur les œuvres de fantasy. En réalité, Onyesonwu est une jeune fille dotée de pouvoirs magiques, qui va prendre en chasse un sorcier malfaisant à l’origine de la fracture raciale entre les deux communautés. Le récit de l’autrice américano-nigériane inclut ainsi quelques éléments du genre qui le range dans la sous-catégorie de la science fantasy.

Par ailleurs, Nnedi Okorafor retrouvera un expert en la matière puisque George R.R. Martin produira la série et peaufine actuellement le script avec elle pour HBO. L’intrigue du roman, troublante par son approche réaliste, plausible, et les personnages promettent une belle surprise distillant une analyse sociologique sur notre époque, le tout saupoudré de mauvais sorts et d’une quête épique.

Où et quand : à une date indéterminée sur HBO, qui n’a toujours pas tourné de pilote à notre connaissance.