Vendre des photos avec le logo “I Love NY” pourrait vous coûter un procès

Publié le par Tess Birkedal Hartmann,

© Artem Zhukov/Unsplash

Ce fameux logo "I Love NY", créé en 1976 et décliné des milliers de fois, ne peut pas être reproduit gratuitement.

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Pas la peine d’avoir eu la chance de visiter la Grosse Pomme pour connaître le logo mythique “I Love NY”. Ce logo et slogan sont la propriété de l’État de New York. Ainsi, tous les revenus des produits dérivés vendus reviennent à la ville. Une auto-promotion et rentabilité bien rodées.

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Ce symbole devenu reconnaissable dans le monde entier a été créé en 1976 par le graphiste new-yorkais Milton Glaser, à l’arrière d’un taxi jaune, et il est depuis plus de quarante ans une marque déposée et protégée par le Département du développement économique de la ville de New York.

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© Milton Glaser/New York Department of Economic Development.

De ce fait, si l’idée saugrenue vous venait de photographier un stand de goodies new-yorkais où le logo apparaît… vous n’aurez pas l’autorisation légale de vendre votre cliché sous peine d’être poursuivi·e en justice pour violation d’utilisation d’une marque déposée. Le photographe Michael Goldrei l’a appris à ses dépens. Ce dernier a été contacté par Alamy (une banque d’images britannique) qui vend son travail. Il raconte à PetaPixel sa surprise :

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“J’ai reçu un mail de l’Alamy Copyright Team, m’informant qu’une photo, parmi les centaines que j’ai vendues sur le site de leur banque d’images, serait désormais ‘restreinte pour un usage éditorial’ seulement. […] La raison ? Le logo ‘I Love NY’ qui apparaît sur un sac plastique.”

L’agence Alamy aurait reçu une lettre d’avocats travaillant pour le New York State Department of Economic Development, leur indiquant que l’usage de ce logo de marque déposée était une atteinte au code de propriété intellectuelle. Une équipe entière est dédiée au contrôle et au respect de l’utilisation de “I Love New York”.

Si cela peut vous paraître exagéré, sachez qu’il en est de même pour l’exploitation de l’image de la tour Eiffel éclairée à heures fixes. L’image de la Dame de fer en journée est exploitable sans devoir reverser des droits, mais de nuit, elle est sujette à des droits d’auteur. En effet, la société de luminaires en charge des effets lumineux est propriétaire de ce spectacle et peut demander des compensations lors de la commercialisation des images.

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