En images : une petite île faite de coquillages se trouve en plein milieu des Caraïbes

Publié le par Sirine Azouaoui,

© Monique Williams

Dans les îles Vierges britanniques, les pêcheurs jettent les coquillages les uns sur les autres depuis des centaines d'années.

A voir aussi sur Konbini

Au large de l’île d’Anegada, dans les îles Vierges britanniques, au milieu de l’eau turquoise des Caraïbes, on trouve un véritable cimetière de coquillages : des allées entières de coquilles vides aux couleurs rose et beige entassées, qui révèlent un paysage étonnant et magique. D’où viennent tous ces coquillages ?

Publicité

Ce type de coquillage bien connu est surtout apprécié pour la chair qu’il renferme. La conque est une sorte d’escargot de mer, et c’est le plat local par excellence, servi dans des soupes et frit dans des beignets, raconte le site Atlas Obscura.

Publicité

La conque est donc pêchée depuis toujours sur les îles Vierges britanniques, et en particulier autour de l’île d’Anegada. Depuis 800 ans, les marins déposent les coquilles vides les unes sur les autres en pleine mer. Le résultat, c’est une île artificielle entièrement composée de coquillages.

© Monique Williams

Publicité

800 ans de coquillages

Selon les locaux, il s’agirait en fait de préserver la population de conques, qui diminue grandement partout ailleurs dans ces îles très touristiques. En effet, dans les coquilles vides repousseraient les mollusques vivants.Celles qui sont vivantes vont partir loin des coquilles vides donc on a mis toutes les coquilles au même endroit”, explique Faulkner Lindsay, un pêcheur du coin.

Les habitant·e·s de l’île ont donc choisi de jeter toutes leurs coquilles au même endroit. La théorie n’est pas prouvée scientifiquement mais les conques restent bien présentes sur l’île d’Anegada. Au XIXe siècle, un explorateur allemand affirmait que ces tas de coquillages étaient initialement un monument aux morts.

Publicité

Depuis 2012, Faulkner Lindsay, devenu guide touristique, a eu l’idée de faire découvrir cet endroit étonnant aux visiteurs. Jusque-là, il n’était connu que des marins locaux. Les grands bateaux étant interdits dans la zone, seulement les petits peuvent s’y rendre afin de respecter la faune locale.

© Monique Williams
© Claire Shefchik

Publicité

© Scubabear68/Flickr