Venise, c’est des canaux, des amoureux·ses, des gondoles… mais aussi beaucoup, beaucoup de pigeons. Jusqu’à récemment, une immense majorité de la population vénitienne était dotée d’ailes et de plumes grises : « Il y a quelques années, on comptait environ 300 000 pigeons autour de Venise, pour une population de 50 000 habitants », retrace la photographe Lucia Buricelli.
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La photographe italienne a donc décidé de tirer le portrait (au flash) des volatiles qui peuplent le bitume et les buildings de la capitale du romantisme. Pour ce faire, elle a choisi la place Saint-Marc, autant prisée des touristes que… des pigeons. Même si, comme le souligne un certain Gilles sur TripAdvisor, les oiseaux y sont de moins en moins nombreux, puisqu’ils constituent un véritable problème pour la ville : « Il y a une action de stérilisation menée depuis des décennies pour diminuer la population de pigeons (on parle là des volatiles). D’ailleurs il est interdit de les nourrir et il y a des amendes à la clé. »
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Afin de préserver le capital sexy de la ville et la quiétude des paysages urbains, des mesures ont effectivement été prises, et depuis 1997, donner ses miettes à un pigeon est passible de 500 euros d’amende. « À chaque fois que je posais un pied sur la place Saint-Marc, j’assistais à la même scène : des pigeons affamés et vaillants qui sautaient sur la tête des gens et les perches à selfie », raconte Lucia Buricelli.
« Tout le monde semblait heureux et joyeux, alors j’ai décidé d’en faire une série. » Mais comme elle le souligne, ces scènes sont de plus en plus rares avec la pandémie, puisque les pigeons ont déserté la place en même temps que les touristes.
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