L’artiste Anne Imhof investit le Palais de Tokyo avec son immense labyrinthe de verre

Publié le par Pauline Allione,

© Anne Imhof/Galerie Buchholz et Sprüth Magers/photo : Andrea Rossetti

Pour cette carte blanche, l’artiste dévoile une œuvre performative d’envergure.

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Après Ugo Rondinone, Tino Sehgal ou encore Camille Henrot, c’est à Anne Imhof que le Palais de Tokyo laisse carte blanche. L’occasion pour l’artiste plasticienne allemande d’investir pleinement les lieux à travers une immense installation de verre qui explore l’espace et le territoire intime. L’exposition, intitulée “Natures mortes” et visible jusqu’au 24 octobre 2021, donne également à voir le travail d’une trentaine d’artistes invité·e·s.

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Notamment récompensée pour son œuvre Faust qui avait reçu le Lion d’or à la biennale de Venise en 2017, Anne Imhof est passée par la Städelschule Staatliche Hochschule für Bildende Künste à Francfort, une prestigieuse école d’art.

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À droite : Anne Imhof, “Untitled (Natures mortes)”, 2021. À gauche : Anne Imhof, “Passage”, 2021. (© Andrea Rossetti/Galerie Buchholz et Sprüth Magers)

L’artiste, à la fois plasticienne, peintre, dessinatrice et sculptrice, s’est rapidement imposée comme l’une des figures incontournables de l’art contemporain, avec des projets comme Rage, Angst, son film Sex ou encore Deal, autant d’œuvres qui évoquent des sentiments et réactions à la fois intimes et puissants face aux enjeux sociétaux.

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Un labyrinthe de verre

Avec “Natures mortes”, directement inspiré de Francis Picabia et son œuvre Natures mortes : portrait de Cézanne, portrait de Renoir, portrait de Rembrandt, Anne Imhof dévoile son plus vaste projet, dans lequel elle croise ses différentes pratiques artistiques.

À travers un immense labyrinthe fait de parois de verre recyclé, l’œuvre démultiplie le regard des visiteur·se·s et propose de réfléchir aux perceptions intimes face à des perspectives plurielles.

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Anne Imhof, “Untitled”, 2020. (© Aurélien Mole/Galerie Buchholz)

Une trentaine d’artistes internationaux·les invité·e·s

Son installation architecturale, qui s’apparente au squelette du Palais de Tokyo (vidé de ses installations éphémères pour l’occasion) tant elle occupe tout l’espace et résonne avec la brutalité de la bâtisse, est accompagnée des travaux d’une trentaine d’artistes internationaux·les.

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La plasticienne et compositrice new-yorkaise Eliza Douglas signe la composition originale de l’exposition, mais aussi l’installation sonore, conçue avec Anne Imhof, qui se déplace sur des rails à l’intérieur du Palais, à l’image d’un train fantôme.

En bas : Anne Imhof, “Track”, 2021. En haut : Eliza Douglas et Anne Imhof, “Sound rail”, 2021. (© Andrea Rossetti/Galerie Buchholz et Sprüth Magers

Au casting des artistes invité·e·s, on retrouve également le photographe Alvin Baltrop, le sculpteur et performeur David Hammons, les œuvres de Mohamed Bourouissa, la peintre et sculptrice Eva Hesse ou encore le peintre Paul Thek.

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Source d’inspiration dans la pratique d’Anne Imhof, leurs œuvres se retrouvent imbriquées dans son vaste labyrinthe de verre et forment un ensemble qui interroge le concept de natures mortes et, par extension, de vivant et de non-vivant.

Au premier plan : Anne Imhof, “Maze”, 2021. Courtesy de l’artiste. Au second plan : Mohamed Bourouissa, “The Ride”, 2017. (© Andrea Rossetti/Galerie Buchholz et Sprüth Magers/Kamel Mennour)
Vue de l’exposition “Carte blanche à Anne Imhof, Natures mortes”, Palais de Tokyo (22 mai 2021-24 octobre 2021). (© Andrea Rossetti/Galerie Buchholz et Sprüth Magers)
Trisha Donnelly, “Untitled”, 2014, Collection fondation Louis Vuitton, Paris. (© Aurélien Mole)
Eadweard Muybridge, “Animal Locomotion”, Plate 755, 1872-1885. (© Aurélien Mole)

“Carte blanche à Anne Imhof, Natures mortes”, à voir jusqu’au 24 octobre 2021 au Palais de Tokyo, Paris.

Konbini arts, partenaire du Palais de Tokyo.