La force de l’amitié féminine à l’adolescence immortalisée par Armony Dailly

Publié le par Lisa Miquet,

© Armony Dailly

Photographier pour accepter de grandir.

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Il faut profiter de sa jeunesse”, est une phrase qu’on a tous beaucoup entendue, sans trop savoir ce qu’elle signifie. Qu’est-ce que profiter ? Que faut-il faire et ne pas faire ? Est-ce qu’on peut “louper” sa jeunesse ? C’est cette phrase floue et préconçue qui a inspiré Armony Dailly, étudiante en cinéma âgée de 25 ans.

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Depuis trois ans, elle photographie son quotidien et principalement son groupe d’amies à l’argentique, pour immortaliser ces instants, qu’elle a peur d’oublier ou de ne pas vivre assez intensément. Animées par cette injonction au bonheur, ses images ont presque des vertus thérapeutiques, elle nous raconte :

“Je me transforme inconsciemment en gardienne de souvenirs, il faut garder ces moments incertains mais si précieux, comme si c’était maintenant qui était important et qu’après il n’y a plus rien, comme une urgence de vivre. […] Alors, je prends des photos, à la volée, pour garder des moments qui deviendront cultes dans ma vie et celles de mes copines, mais aussi beaucoup pour me rassurer.”

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D’ailleurs son groupe d’amies est d’une importance fondamentale pour la jeune femme, qui explique passer plus de 80 % de son temps avec elles. Une amitié intense, fusionnelle. Si elles se voient plusieurs fois par semaine, à chaque retrouvaille, elles ont l’impression de s’être quittées depuis plusieurs années. C’est aussi la beauté de cette relation que la photographe a voulu mettre en images :

“Avec elles, une osmose se crée, je peux être complètement moi-même. J’en oublie ce que c’est que la honte de moi alors que je suis de nature à ressentir ce sentiment tout le temps. Je prends ces photos pour avoir moins peur. Moins peur de grandir et devenir une adulte, moins peur d’être seule, de faire partie de cette génération sacrifiée, d’échouer, moins peur de me faire juger, mal aimée et de ne pas être comprise. Tout va mieux parce qu’on grandit ensemble.”

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Au-delà de son histoire personnelle, Armony Dailly a pour ambition d’avoir une portée universelle et de parler par exemple du quotidien de jeunes femmes dans des banlieues parisiennes populaires ou encore de l’impact de la sororité dans un monde patriarcal. Une lettre d’amour visuelle à l’amitié, l’adolescence, qui nous évoque le travail d’Olivia Bee ou encore de Nan Goldin. À découvrir en images.

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Vous pouvez retrouver le travail d’Armony Dailly sur son compte Instagram et son site personnel.