Warm Up : Tom Misch ou la douceur instrumentale made in London

Publié le par Arthur Cios,

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Dans WARM UP, on réalise un focus sur un artiste dont vous allez (sûrement) entendre parler dans les mois à venir. Aujourd’hui, place à Tom Misch, jeune Londonien multi-instrumentiste qui mêle les genres comme pas deux.

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Depuis qu’il a 19 ans, Tom Misch inonde Internet de titres enregistrés dans la chambre de sa maison familiale, à Londres. Le jeune homme a toutes les qualités du parfait artiste made in SoundCloud : couillu, extrêmement talentueux et très prolifique.

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Deux ans après le début de ses aventures, l’Anglais saute enfin le pas et sort un premier EP, Reverie, mis en ligne le 15 juillet. Toujours caractérisé par un mélange difficilement définissable — entre les beats chill d’un J Dilla, du free jazz, du funk voire de la chill trap, et toujours avec une guitare très présente — le son de Tom Misch réussit l’exploit de se différencier au sein de cette scène Internet de plus en plus large.

À l’occasion de la sortie de son premier vrai bébé, et alors qu’il offre à Konbini l’exclu de son premier clip, on lui a posé quelques questions pour mieux comprendre le personnage.

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Qui es-tu ?

Mon nom est Tom Misch, j’ai 21 ans.

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D’où viens-tu ?

Je suis né à Londres et j’habite encore dans la même maison dans laquelle j’ai grandi. Sinon, j’ai des racines allemandes/juives/sud-africaines.

Qu’est-­ce que tu fais dans la vie ?

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J’ai étudié la technologie musicale, la musique et la géographie pour mon A-level [équivalent britannique du Bac, ndlr] mais la musique est devenue mon sujet d’étude principal. À ce niveau-là d’ailleurs, j’ai toujours étudié le violon et plus récemment la guitare.

Quand est­-ce que tu as commencé la musique ? Avec quel instrument ?

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J’ai commencé à jouer du violon quand j’avais 4 ans avec un Suzuki. On m’a appris à en jouer en utilisant l’oreille, sans avoir à lire de partition. Et je pense que c’est grâce à cela que j’ai pu développer une oreille musicale assez tôt. Je me souviens d’avoir été intéressé par la composition et l’improvisation bien avant de commencer à réellement composer, c’est-à-dire il y a deux ans, avant de passer mon A-Level.

Est-­ce que tu as eu différents projets avant d’en arriver là ?

Au tout départ, j’ai juste fait plein de beats dans ma chambre et je les mettais sur SoundCloud. Plus tard, des gens ont commencé à me demander s’ils pouvaient acheter certains de ces morceaux, donc j’ai décidé de les compiler dans une “beat tape”, qui allait devenir Beat Tape 1.

L’étape suivante était logiquement de faire une deuxième tape, donc je me suis plus appliqué, j’ai eu des chanteurs sur certains des beats. Maintenant je ne travaille plus trop sur de nouveaux morceaux, je viens de commencer à faire des lives et j’aimerais me concentrer sur l’amélioration de ces derniers.

Quelles sont tes inspirations/influences musicales ?

Je suis pas mal influencé par le hip-hop à l’ancienne, avec des producteurs comme J Dilla ou Pete Rock, mais aussi par John Mayer et son jeu de guitare. Mais je n’essaye pas de réduire mon son à quelques influences seulement car j’écoute vraiment beaucoup de genres différents et j’essaye un maximum de les introduire dans mon propre son.

Comment est­-ce que tu composes ? Décris-­nous ton processus.

Ça change à chaque fois. Parfois, ça commence par un jam à la guitare, là où d’autres fois ça démarre par la production de quelque chose sur mon ordinateur, que ce soit de la batterie ou autre. Je n’ai pas de règles établies.

Est­-ce que tu as un message ? Si oui, lequel ? Si non, pourquoi ?

Je n’ai pas de message spécifique, j’aime juste faire de la musique et si d’autres aiment aussi, c’est génial. Certains morceaux auront un message spécifique, là où d’autres en auront des différents.