« Bilal ! Bilal ! Bilal ! » Lors de son meeting, Benoît Hamon a adressé une vibrante leçon d’humanité à la fachosphère.
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Celui que ses partisans surnommaient avec affection « le minot » ne cesse de prendre de l’ampleur. Lors de son dernier meeting, le favori de la primaire de la Belle Alliance populaire a fait se lever les 3 000 personnes présentes au palais des Sports de Montreuil, en Seine-Saint-Denis. Et au passage mis les frissons à une bonne partie des internautes.
Après avoir cité l’historien Fernand Braudel pour rappeler que « l’identité de la France, c’est la diversité », Benoît Hamon a adressé un tacle bien senti à l’extrême droite. Extrême droite qui, après « Ali Juppé » et « Farid Fillon », a décidé de critiquer sa soit-disant complicité avec l’islam radical en le rebaptisant « Bilal Hamon ». Alors que les candidats à la primaire de la droite s’étaient ostensiblement offusqués de ces attaques ad hominem, Bilal a fait le choix de les tourner à son avantage, et de la plus belle des manières :
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« Je veux leur dire, à ceux qui feront la campagne de Marine Le Pen, que je [la] combattrai jusqu’au second tour de l’élection présidentielle si elle y est, que je suis fier qu’on m’appelle Bilal, et je serai fier aussi qu’ils m’appellent Élie, David, peu importe, mais tous ces noms qu’ils détestent, eux les antisémites, eux les racistes, à qui nous ne laisserons ni la France ni la République. »
Un plaidoyer humaniste qui a conquis l’assemblée, en liesse : « Bilal, Bilal, Bilal ! » Celui qui souhaite faire « battre le cœur de la France » a en tout cas su toucher le nôtre.
