L’interview d’Emmanuel Macron sur France 2 n’a pas vraiment montré le beau gosse du PAF sous son meilleur jour. Le ténor de RMC/BFM TV en a profité pour lui rappeler quelques principes de base.
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"Quand on fait du journalisme, qu'est-ce qu'on fait ? On pose des questions précises et celui qui est en face, il doit y répondre !"
— RMC (@RMCinfo) 18 décembre 2017
➡ L'agacement de @JJBourdin_RMC quand @ericbrunet défend l'interview de #MacronJT20HWE #BourdinDirect pic.twitter.com/CgqXxrNA8j
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C’est vraiment pas sa journée. Alors que Twitter n’est qu’un flot de critiques plus ou moins bienveillantes à son encontre, Laurent Delahousse s’est aussi pris un sérieux taquet de la part de Jean-Jacques Bourdin. « Quand on fait du journalisme, on pose des questions précises, et celui qui est en face doit y répondre », a asséné l’animateur de RMC et BFM TV devant un Éric Brunet qui tentait tant bien que mal de défendre l’intervieweur, à contre-courant de la quasi-totalité de ses consœurs et confrères.
Car entre questions plates, vagues voire carrément conciliantes (« Cela, c’est votre héroïsme politique ? »), Laurent Delahousse s’est enfermé dans ce « journalisme déférent à la française » que certains observateurs étrangers n’ont pas hésité à critiquer.
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De quoi provoquer l’ire de Jean-Jacques Bourdin, qui regrette entre autres l’absence totale de contradiction : « Lorsqu’Emmanuel Macron parle de la fermeture des centrales à charbon, il n’y avait pas des questions à lui poser sur l’argent que verse l’État pour subventionner les énergies fossiles ? » Non, il valait mieux l’interroger sur la déco de son bureau.
« Sinon c’est pas la peine, poursuit Bourdin. Eh bien, oui, on fait la une d’un journal papier glacé et puis voilà. Mais c’est autre chose. » Avant de conclure, acerbe : « Il va falloir que l’Élysée comprenne que les interviews complaisantes n’ont jamais servi personne ! »
On laissera le mot de la fin au journaliste Jonathan Bouchet-Petersen, invité sur le plateau de Bourdin et auteur de cette pique savoureuse : « Si c’est pour faire ça, laissons Michel Drucker faire ce genre de travail. »
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