Tranquillement, une marque française propose des peluches de luxe en vraie fourrure animale

Publié le par Jeanne Pouget,

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La marque Histoires de bêtes, “made in France with love”, propose des ours et des lapins en peluche fabriqués à base de fourrure et de cuir animal, jusqu’à 1 800 euros pièce. Normal.

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Envie d’un “bijou de sac” raton laveur à 400 euros, d’un ours en peluche de luxe pour votre petit neveu à 1 800 euros, ou encore d’un petit cœur à accrocher à votre sapin de Noël à 180 euros ? Pas de problème, la marque française Histoire de bêtes, qui se qualifie de “maison d’exception”, s’est spécialisée dans les peluches de luxe. Par luxe, elle entend made in France et fabriquée à la main avec des matières de première qualité, ce qui signifie avec de la fourrure et du cuir animal. La marque, qui possède même un compte Instagram, exporte en ligne à l’international et vend aussi ses “créations” dans des corners de Paris, Saint-Tropez ou Barcelone.

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“Un supplément d’âme et de douceur”

Au programme de la collection de cette marque, des peluches “baby ourson”, “baby bunny” ou “baby teddy”, conçues mains donc, à partir de fourrure naturelle de lapin, de vison ou de ragondin et finition “nez en cuir” à base de peau de crocodile. Le slogan de la marque ? “Des peluches d’exception avec un supplément d’âme et de douceur“. Si la marque semble sérieuse, on peut légitimement trouver cette phrase quelque peu ironique. Si pour la douceur on n’a pas besoin d’un dessin, quel supplément d’âme peut bien résider dans un objet pour enfant fabriqué à partir d’un animal mort ? Celui de la bestiole à qui l’on a arraché la peau pour en faire une peluche destinée à accompagner bébé dans son berceau peut-être…

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Pourquoi cette marque propose des produits qui banalisent la cruauté auprès des nouveaux-nés et des enfants en bas âge ? Comment des consommateurs peuvent penser que leurs enfants soient si exceptionnels au point qu’ils méritent une douceur impliquant la mort d’un être vivant ? Alors que des célèbres marques de prêt-à-porter comme The Kooples, H&M ou Top Shop ont décidé de renoncer à la fourrure, pourquoi des marques décident-elles de se lancer sur ce créneau qui date d’un autre âge? Il est triste de constater que nous vivons dans une société où une idée est considérée comme bonne dès lors qu’il y a un marché derrière.