Cette nuit, Tame Impala a embrasé le Zénith de Paris

Publié le par Olive Cougot,

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“Let It Happen” retentit, les confettis pleuvent

Devenir trop gros, trop vite. Une problématique a priori bien gérée par Kevin Parker, inamovible leader du groupe qui porte sur ses épaules un succès auquel il ne s’attendait probablement pas. Un artiste réclamé, aussi, soucieux de régler tous les détails annexes, du jeu de scène à l’éclairage, qu’il peaufine lui-même dans sa maison de Perth en Australie. Tout cela dans un souci de perfection de plus en plus palpable en live.

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Embarqué dans une importante tournée des capitales (mais pas que), ce Tame Impala version 2016 est devenu une mécanique de précision, servie ce dimanche par un visuel quasi parfait et un son monumental.

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Titre phare du troisième album, “Let it Happen” transforme très vite le Zénith en discothèque géante où les confettis pleuvent, dans une hystérie de stade. Un accueil chaleureux pour le groupe australien qui livre un début de set intense avec “Mind Mischief” et “Why Won’t They Talk to Me?”, “écrite à Paris il y a trois ans [quatre, ndlr].

Les mecs qui lâchent tube et confetti au 2e morceau. #LetItHappen

Une photo publiée par Alexandre Hervaud (@alexhervaud) le

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Dans une ambiance bon enfant où les “come on” affluent, Kevin Parker remercie l’un de ses “groupes australiens préférés”, Jagwar Ma, d’avoir assuré la première partie des Tame Impala. Une parenthèse patriotique placée entre “It Is Not Meant to Be” et “The Moment” avant l’explosion du génial “Elephant”, joué dans une version – légèrement – retravaillée.

Testé au Sidney Myer Music Bowl de Melbourne il y a quelques mois, “Yes I’m Changing” émeut autant que sur disque, avec au chant un Parker expressif, qui n’hésite pas à remercier les “danseurs du fond” et à inviter tout le monde à en faire de même sur “The Less I Know the Better” (“Let’s boogie!”). Un morceau exécuté dans une ambiance disco, épaulé par un visuel d’époque approprié sur l’énorme toile.

Too much for my heart

Plus intense que sur Currents, “Eventually” fait son effet avant la séquence psyché-oculaire “Oscilly” si chère au groupe, “heureux de revenir à Paris”, ville où Kevin Parker et Julien Barbagallo (le batteur) se sont rencontrés, en 2011. Plus prompt à livrer un set audacieux plutôt qu’à s’aventurer dans de jouissives improvisations (autrefois sur “Half Full Glass of Wine”, par exemple), le quintette offre une version explosive – et améliorée – de “‘Cause I’m a Man”, idéale pour lancer l’exceptionnel final “Apocalypse Dreams”, tiré de Lonerism. Une touche psychédélique quelque peu laissée de côté lors de ce concert carré, bien ficelé et efficace.

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The less I know the better #tameimpala #live #zenith #paris #fucktrevor

Une photo publiée par Charlotte Calamel Duprey (@cha.lechat) le

Kevin bae #tameimpala

Une photo publiée par rece thompson (@x.me_tbh.x) le

Comme à Amsterdam et Bruxelles les deux jours précédents, les Tame Impala reviennent pour un rappel de deux titres, lancé par “Feels Like We Only Go Backwards” après une ovation de quelques minutes transformée en brouhaha collégial dans le Zénith.

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Une avant-dernière touche musicale évoquée par un Kevin Parker au top de sa forme et ému (“Oh, c’est trop pour mon cœur !”) jusqu’à la conclusion “New Person, Same Old Mistakes”, seulement jouée “deux fois” sur scène. Un show lumineux.