En images : quand les artistes du Web revisitent les héroïnes Disney

Publié le par adufau,

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À l’origine, les peintures de José Rodolfo Loaiza Ontiveros

Le peintre mexicain José Rodolfo Loaiza Ontiveros est l’un des premiers, en 2011, à avoir réinterprété les héroïnes de Disney avec ses séries de création “Disenchanted” et “Disasterland”. Il nous montre à travers ses dessins que les rêves, c’est bien joli, mais que dans la vraie vie, nos petites princesses n’auraient pas brillé pour toujours… Entre sexe, alcool et drogue, elles sont finalement toutes aussi paumées que le commun des mortels.

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José Rodolfo Loaiza Ontiveros a d’ailleurs inspiré tout un mouvement. Aujourd’hui, on ne compte plus les illustrateurs, les graphistes et les artistes en tout genre qui réutilisent les princesses Disney. Celles-ci sont en effet un véritable outil pour communiquer, et restent un symbole fort à utiliser dans la société occidentale. La preuve, lors de la Marche des femmes du 21 janvier aux États-Unis, l’illustratrice Amanda Niday a notamment fait le buzz avec ses princesses en pleine protestation.

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Cette tendance, qui est partie d’une volonté de critiquer la société via des princesses Disney “perverties” – mais en vérité tout simplement “normales” –, a engendré une vague de nouvelles créations. Elles appuient toutes sur une caractéristique de notre société actuelle, qu’elle soit voulue ou non.

La mode hipster est ainsi représentée à son paroxysme dans les dessins de Victoria Evans, qui dépeint les princesses Disney en adolescentes à pointe de la mode, l’air revêche et les corps parfois plus ronds, plus grands ou plus musclés, bref, avec toutes les différences qui existent dans la vie. Sur l’un de ses post Instagram, elle précise qu’elle utilise ces héroïnes dans l’optique de créer de nouveaux personnages plutôt que pour les moderniser. C’est pour cette raison que leur morphologie est plus diversifiée que celle des designs originels.

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Une manière de prouver son talent

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Des sources d’inspiration également sources de visibilité

On l’a compris, avec l’explosion des logiciels de graphisme et des réseaux sociaux, la mode des détournements Disney s’est installée. Du Disney pour dénoncer, du Disney en satire, des princesses jetées en pâture ou bien sublimées, réinterprétées… Elles sont des figures intemporelles qui garantissent succès et visibilité à un artiste s’il sait y faire. Bref, on n’a pas fini de les voir ! D’autant que nous nous posons de plus en plus de questions sur les conventions et les systèmes qui sont représentés dans nos œuvres préférées.

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