Les plages perdues de l’Arctique sont encore plus polluées que celles des côtes européennes

Publié le par Jeanne Pouget,

(©Weblog.wur.eu)

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Avec le jeu des courants océaniques, les déchets en plastique relâchés dans la mer près des côtes britanniques, par exemple, mettent jusqu’à deux ans à atteindre l’Arctique, note le Guardian, qui s’appuie sur une précédente étude. Le quotidien britannique rappelle qu’au moins un billion (soit mille milliards) de pièces de plastique ont gelé en Arctique au cours des dernières décennies. Ce qui en fait le récipient majeur de la pollution au plastique mondial, encore bien plus concentré en déchets que le septième continent de plastique qui dérive au large du Pacifique.

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“Quand ces objets arrivent en Arctique, ils y restent […] C’est la raison pour laquelle la quantité d’ordures en Arctique s’accumule chaque année davantage. Par conséquent, la mer aux alentours de Svalbard finit par devenir le trou de canalisation du Gulf Stream”, explique Wouter Jan Strietman, de l’équipe de recherche, au Guardian.

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Une pollution qui, contrairement à celle qui sévit chez nous, n’est jamais nettoyée et envahit le paysage au fil des années. Une pollution qui est souvent fatale pour les animaux, qui confondent ces déchets avec de la nourriture et meurent étouffés ou intoxiqués. Ces déchets sont si endommagés qu’il est difficile pour les chercheurs d’en identifier clairement la source (et donc de lutter efficacement contre l’origine du problème) : 12 % des détritus ont été identifiés comme des filets de pêches et 8 % comme des bouchons de bouteilles en plastique, par exemple.
Une triste découverte qui ne fait que corroborer les résultats de précédentes recherches. Souvenez-vous, le mois dernier, c’est l’île d’Henderson, territoire britannique perdu en plein milieu de l’océan Pacifique, qui est devenue tristement célèbre pour abriter la plus grande densité de déchets en plastique du monde. Un lieu où aucun homme ou presque n’a jamais mis les pieds.