La pollution lumineuse est plus dangereuse que vous pensez

Publié le par Clotilde Alfsen,

© Wikimedia Commons
photo de nuit de Los Angeles

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Les lumières de la ville nous empêchent de voir les étoiles, mais elles affectent aussi l’environnement et sont dangereuses pour les bébés tortues.

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La pollution lumineuse c’est l’excès de lumière produit par l’activité humaine en milieu urbain. De loin, ça donne une coupole orangée qui flotte au-dessus des villes. Sauf que ce nuage de lumière peut avoir des conséquences sur vous et les animaux — notamment les bébés tortues.

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Le premier problème – les passionnés d’astronomie ont dû le remarquer – est que la pollution lumineuse en ville nous empêche de voir les étoiles. Mais il y a plus grave : elle peut également troubler le sommeil. Dans les zones urbaines, notre corps produit en plus faible quantité une hormone essentielle pour notre organisme : la mélatonine. Celle-ci renforce notre système immunitaire et aide à lutter contre le développement de cancers et de tumeurs.

Le règne animal affecté par les lampadaires

Beaucoup d’animaux sont affectés par la pollution lumineuse, qui perturbe leurs rythmes biologiques ou leurs activités nocturnes. Pour les insectes, la pollution lumineuse est ainsi la deuxième cause de mortalité après les insecticides, parce qu’ils sont très nombreux à venir se brûler contre les lampadaires. L’éclairage des villes perturbe également les oiseaux ou les chauves-souris dans leurs migrations.

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Une autre conséquence dramatique concerne les tortues de mer qui pondent leurs œufs sur des plages. Quand leurs œufs éclosent, la nuit, la pollution lumineuse perturbe les bébés tortues qui tentent de regagner la mer, en leur envoyant de mauvais signaux qui les dirigent souvent dans la bouche de prédateurs. Heureusement, les mamans tortues s’adaptent et il semblerait qu’elles choisissent des zones plus sombres pour pondre leurs œufs.

L’éclairage public est le principal responsable de cette pollution, particulièrement les lampadaires sphériques qui renvoient inutilement de la lumière vers le ciel. Et en plus, ça coûte cher : l’éclairage constitue 42 % de la consommation d’électricité d’une commune.