La Pépite Pop : Einleit, pop perverse

Publié le par Théo Chapuis,

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Lorsqu’on cite parmi ses influences Pink Floyd, Metronomy et Radiohead sans frémir, c’est qu’on a déjà assez bon goût. Ça ne fait pas tout, mais c’est un début. À l’écoute du premier EP d’Einleit, les choses se précisent : on note une conscience mélodique certaine et une chouette maîtrise des rythmiques compliquées.
Ce trio parisien, qui se définit comme mi-japonais, mi-frenchy et nommé en islandais, montre les griffes dans des compositions tour-à-tour plutôt obscures (« Oak Lounge« ), étrangement funky (« Echoes and echoes« ) ou qui réveilleront le fan de Breton qui sommeille en vous (« Piaf Iutgaw« ). En l’occurrence, si elle n’est pas aussi « noire » qu’ils le disent eux-mêmes, leur musique a ce côté pervers qui fait défaut aux artistes qu’on oublie trop vite.

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