Docu : l’engagement de l’artiste chinois Ai Weiwei auprès des migrants

Publié le par Manon Baeza,

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Pendant le documentaire, Ai Weiwei confie même aux journalistes :
« Cet enlèvement a été méticuleusement planifié. Ils m’ont mis une cagoule sur la tête. Je ne savais pas où ils m’emmenaient. Certainement dans un de leurs endroits cachés… Là-bas, il y avait deux soldats pour me surveiller toute la journée. Ils ne bougeaient pas, ne parlaient pas. Je devais rester assis, sans pouvoir bouger non plus. Je ne pouvais aller aux toilettes ou boire de l’eau que lorsqu’ils me le permettaient. J’en fais toujours des cauchemars de temps en temps. »

Un militantisme remarquable

Vrai maître des réseaux sociaux, l’artiste et activiste chinois a su rallier à sa cause un très large public qui se retrouve aussi bien dans ses performances artistiques que dans ses fortes prises de position. En 2015, Ai Weiwei provoquait la polémique en mettant en scène l’emblématique photographie d’Alan Kurdi, un jeune enfant syrien migrant, retrouvé mort, échoué sur une plage. Une polémique, qu’il définissait comme étant ridicule au vu du nombre effarant d’enfants morts quotidiennement pendant les bombardements d’Alep. L’année dernière, il recouvrait une salle de concert berlinoise de gilets de sauvetage afin de rendre hommage aux réfugiés qui n’ont jamais atteint le sol européen. Malgré une liberté d’expression muselée en Chine, Ai Weiwei ne finira jamais de nous surprendre par son militantisme.
 
Son documentaire, Human Flow, qui s’intéresse aux flux migratoires à travers le monde est en ce moment en post-production. Pour ce projet, l’artiste a saisi des images de personnes fuyant leur maison, en Afghanistan, en Palestine et dans tous les autres 23 pays qu’il a pu visiter. En attendant de le découvrir, on vous recommande vivement Drifting Ai Weiwei qui saura vous plonger au sein de la vie de l’artiste et qui est disponible ici.
 

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