Brûlures de cigarettes, coups de barres métalliques… l’ONU publie un rapport accablant sur les prisons en Libye.
Publicité
Des milliers de personnes dont des enfants sont détenus dans des conditions horribles par des groupes armés en Libye. Le Bureau des droits de l’Homme de l’ONU révèle mardi 10 avril une « généralisation » de la détention prolongée et arbitraire et des violations des droits de l’Homme lors des détentions.
Publicité
Depuis la révolte de 2011, la Libye est en proie au chaos après la chute du dictateur Mouammar Kadhafi. Des groupes armés en ont profité pour prendre le contrôle et emprisonner des politiques, journalistes, médecins et opposants.
En 2017, 6 500 personnes sont officiellement emprisonnées mais aucune statistique réelle ne peut être établie pour les détenus des groupes armés. Des prisons hors du contrôle de l’État torturent les prisonniers : brûlures de cigarettes, coup de barres métalliques, électrocutions… Les femmes et les enfants ne sont pas épargnés. « Dans certaines prisons, les femmes sont obligées de se dévêtir pour subir des fouilles dans les parties intimes par des gardiens masculins ou sous le regard de fonctionnaires masculins. »
Publicité
L’ONU appelle les autorités libyennes à libérer immédiatement toutes les personnes emprisonnées arbitrairement. Insistant sur le fait que toute « absence d’action nuira aux efforts de stabilisation et de rétablissement de la paix » dans le pays.
Cependant, le rapport ne mentionne pas les détentions abusives de migrants. La Libye est devenue une plaque tournante pour les migrants d’Afrique qui souhaitent rejoindre l’Europe.
