La Corée du Nord affirme pouvoir frapper n’importe quel point de la planète

Publié le par Théo Mercadier,

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Impulsivité

Cette nouvelle menace n’a pas manqué de faire réagir le président des États-Unis. Fidèle à lui-même, c’est sur Twitter que Donald Trump a laissé aller sa rage :

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« Ce type n’a-t-il rien de mieux à faire de sa vie ? Difficile de croire que la Corée du Sud… »

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« … et le Japon toléreront cela très longtemps. Peut-être que la Chine va faire un geste fort au sujet de la Corée du Nord et mettre fin à cette absurdité une bonne fois pour toutes ! »
Donald Trump n’hésite donc pas à reporter une fois de plus la responsabilité du dossier sur la Chine, où de nombreuses voix commencent à s’élever pour lâcher purement et simplement cet allié nord-coréen plus qu’encombrant. Dans cet imbroglio diplomatique, rarement les relations entre la Corée du Nord et les États-Unis auront été aussi tendues. En avril, le président américain annonçait avec fracas qu’il n’excluait pas un « conflit majeur » avec l’ennemi nord-coréen, n’hésitant pas à envoyer sur place une importante flotte militaire. Le déploiement d’un bouclier antimissile américain en Corée du Sud avait alors été perçu par la Chine comme une atteinte à sa zone d’influence, et de nombreux observateurs géopolitiques déploraient l’impulsivité et l’ignorance de M. Trump sur le dossier nord-coréen.
Pour Guy Sorman, essayiste et conseiller stratégique de l’ancien président sud-coréen Lee Myung-bak, auteur d’une récente tribune dans Le Monde, les dirigeants nord-coréens n’utiliseraient ces essais balistiques que pour « perpétuer indéfiniment leur dictature ». Faire rêver une population embrigadée, montrer les muscles et maintenir l’opinion sous contrôle, voilà quels seraient les véritables objectifs de ces tirs de missiles. « Renoncer à l’option nucléaire serait, pour les dirigeants de Pyongyang, un suicide », conclut l’analyste.