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Les élections, une affaire de gros sous
Vous êtes de droite et ces socialos en galère vous font bien marrer ? Eh bien, sachez que l’herbe n’est guère plus verte chez Les Républicains. Eux aussi victimes d’un sérieux revers au premier tour des législatives, ils vont également voir leurs subventions réduire comme peau de chagrin. En 2012, leur score confortable les gratifiait de 10 millions de subventions par an. Mais aujourd’hui, les 70 à 110 députés qu’ils espèrent envoyer à l’Assemblée nationale ne leur assureront que 5 timides millions d’aides annuelles. Pour saisir le choc, imaginez votre employeur en train de vous annoncer qu’il va vous payer deux fois moins qu’avant.
À ce stade, on se dit qu’un petit conseil d’ami ne serait pas de trop pour les aider à survivre à ces coupes budgétaires : le micro-parti que François Fillon a créé afin de récolter les dons lors de sa campagne des primaires a continué à engranger des sous pendant la présidentielle, au nom des Républicains. Ce ne sont ainsi pas moins de 3,3 millions d’euros qui naviguent en zone grise et sur lesquels la direction de LR louche sauvagement, mais que François est bien décidé à garder. « Rends l’argent ! »
Alors que l’orage financier gronde au-dessus de la tête des grands partis, La République en Marche est sur un nuage : c’est le jackpot pour la formation d’Emmanuel Macron qui, avec 6 390 871 voix, s’octroie déjà une aide annuelle confortable de 9 millions d’euros par an jusqu’en 2022. À l’issue du second tour, les 415 à 455 députés attendus à l’Assemblée lui rapporteront environ 14 millions d’euros, dont quelques miettes reviendront à l’allié du MoDem. Et si le sénat suit le mouvement, la facture grimpera encore en flèche. EM = Easy Money.
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