Les militants anti-avortement qui avaient perturbé le tournage de Touche pas à mon poste, le 4 octobre, ont inspiré à Alison Wheeler une chronique sur France Inter. Avec beaucoup d’ironie, la jeune femme les remet à leur place.
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Alison Wheeler s’est attaquée aux « Survivants », des militants anti-IVG, dans sa chronique « On libère la vie ! » dans l’émission La Bande originale de Nagui, sur France Inter, le 6 octobre. La comédienne du Studio Bagel détourne à merveille les propos des jeunes agitateurs qui s’étaient imposés sur le plateau de Touche pas à mon poste, le 4 octobre.
Ils avaient interrompu le tournage de l’émission de Cyril Hanouna pour faire passer leur message contre l’avortement. Comme le résume très bien Alison Wheeler, « le discours de ces militants c’est de dire qu’on est tous des ‘survivants’, parce que nous, on n’a pas été avortés par nos parents ». Ils vont jusqu’à affirmer que « leurs potentiels frères et sœurs qui auraient pu naître leur manquent ».
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Ironie mordante
Un discours absurde que l’ancienne présentatrice météo du Grand Journal s’amuse à amplifier. « Arrêtons d’empêcher la vie de se former ! », s’exclame-t-elle dans sa chronique. Avec beaucoup d’humour, elle pousse la théorie à l’extrême. Elle demande ainsi à Nagui d’enlever son jean slim qui rend infertile, réclame « un arrêté préfectoral qui interdise toutes les pratiques sexuelles qui n’ont pas vocation à féconder », et finit par s’accuser elle-même d’être une meurtrière parce qu’elle vient d’avoir ses règles.
Elle propose également des cimetières de capotes « pour que l’on puisse se recueillir à la Toussaint ». « On pourrait tous prier ensemble au nom du Père, du Fils, de l’autre fils qu’on aurait pu avoir et qui a fini dans la bouche de Cindy… », ironise la jeune femme. Même si elle utilise l’humour, Alison Wheeler a un message très sérieux pour ces jeunes et ceux qui pourraient les soutenir :
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« N’hésitez pas à ouvrir un journal, et en ce moment il y a des enfants, des vrais enfants, en 3D, qui voudraient jouer à Mario, manger des Smarties, qui crèvent sous les bombardements à Alep. Y en a qui passent entre les bombes, et c’est ça qu’on appelle des survivants ! »
Une habituée du petit écran
À 30 ans, Alison Wheeler a déjà un bon CV. Elle a fait ses débuts à 17 dans Kawaï, une émission jeunesse qu’elle coanimait aux côtés de Louise Bourgoin, sur Filles TV. En 2012, elle a commencé à faire des vidéos pour MademoiZelle, des sketches dans lesquels elle commente l’impitoyable monde d’Internet.
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Elle a ensuite rejoint les rangs du collectif d’humoristes du Studio Bagel, ce qui lui a ouvert les portes de Canal+. Ce passage par la chaîne cryptée a propulsé sa carrière : après avoir présenté la météo du Grand Journal pendant un an, elle anime sa propre rubrique dans L’Émission d’Antoine, « Le Journal intime d’Alison Wheeler ».
