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Vidéo : un journaliste gravement blessé par une grenade de désencerclement lancée par un policier

Ce jeudi 26 mai 2016, en marge d'un rassemblement anti-loi Travail, un homme a été grièvement blessé par une grenade de "désencerclement" volontairement lancée par un policier sur la foule. 

(capture d'écran de la vidéo ci-dessous)

(capture d'écran de la vidéo ci-dessous)

Sonné et la tête ensanglantée, un homme s'effondre. Ce qu'il s'est passé : jeudi 26 mai, Paris, cours de Vincennes. Pendant un rassemblement en marge de la manifestation anti-loi Travail, un groupe de personnes a fait face à une équipe de policiers de la compagnie de sécurisation et d'intervention (CSI). L'un des membres des forces de l'ordre marche à pas rapides sur un trottoir, suivi de ses équipiers blottis derrière leurs boucliers, et lance sa grenade de "désencerclement" en direction du premier rideau d'une foule se trouvant à trois, voire quatre mètres maximum de lui. Pendant que les hommes casqués se réfugient dans une résidence proche, l'arme explose... quasiment au visage d'un journaliste indépendant. Grièvement blessé à la tempe, celui-ci se retrouve au sol, sonné et la tête ensanglantée.

En plus de ce direct Periscope réalisé par Rémy Busine au moment des événements, la scène a été filmée puis postée sur les réseaux sociaux sous deux angles qui nous permettent de bien voir le déroulement des faits. Voici la première, captée par Taranis News et accompagnée de ce commentaire :

"Il y a eu un blessé grave lors de la manifestation d'hier à Paris, par une grenade de 'désencerclement' ayant explosé à proximité de la tête. Il ne s'agirait pas d'un manifestant mais d'un photographe indépendant."

 

La scène vue sous un autre angle : la deuxième vidéo, filmée par Loïc Gazar, montre le geste du policier avant l'explosion.

Comme on peut le voir sur ces vidéos, l'homme est rapidement secouru par les manifestants. Avant d'être évacué par les pompiers.

Toulouse

Un autre cas de violence policière a été constaté le même jour à Toulouse. On y voit un policier agresser facilement une femme.

Contrairement aux forces de l'ordre et comme on peut le voir sur les vidéos de l'incident parisien, le journaliste ne porte pas de casque.

En fait, selon la tournure des événements et les forces déployées, le port d'un casque peut ne pas être autorisé. En témoigne notamment le cas de notre confrère Nnoman, à qui il a été demandé de se délester de ses protections pour retrouver sa liberté de couvrir un rassemblement. Même son de cloche chez certains manifestants, eux aussi soumis à des ordres exécutés par des policiers, en provenance du gouvernement.

"Keep ya head up"