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Un utilisateur de BlaBlaCar privé de voyage à cause de son prénom d'origine étrangère

Le conducteur aurait justifié sa décision en expliquant à la personne qui avait effectué la réservation en expliquant : "Vous comprenez, avec tout ce qui se passe en France ..."

Publicité BlaBlaCar. (via YouTube)

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Le week-end du 15 août dernier, un utilisateur du service de covoiturage BlaBlaCar a  vu son trajet Toulouse-Le Mans annulé. En cause ? Son prénom, "à consonance étrangère". L'histoire est relatée par Romy, l'ami qui a commandé le BlaBlaCar pour cet utilisateur, sur son blog. Elle a attiré l'attention de Metronews, qui a posé quelques questions à la jeune femme.

Ainsi donc, lorsque Romy réserve la place pour son ami étranger, c'est elle qui reçoit les coordonnées du chauffeur. C'est au téléphone, apprenant le nom de l'intéressé, que ce dernier décide d'annuler la réservation. Il explique alors qu'il ne prend pas d'étranger à bord, justifiant ainsi : "Ah non, je ne préfère pas. [...] Vous comprenez, avec tout ce qui se passe en France." Avant de dérouler un discours rempli "d'arguments superficiels et autres superstitions xénophobes", comme l'explique la jeune femme sur son blog.

En essayant de signaler le problème à BlaBlaCar, Romy se rend compte qu'il n'y a rien à faire pour ce genre d'incident. Pire, lorsqu'elle contacte le service de chat du site, un modérateur met en doute les propos rapportés, puis explique ne pas y voir de racisme ou de xénophobie, avant de préciser que seul le conducteur est maître à bord. Comme le rappelle Romy, la loi française condamne "toute discrimination fondée sur l’appartenance ou la non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion". Mais côté BlaBlaCar, rien du tout.

Et pourtant, en avril 2015, une jeune femme voilée s'était vu interdire un trajet par un conducteur, ce qui avait amené à une polémique et l'implication de SOS Racisme, qui avait alors demandé l'introduction d'une clause de non-discrimination… qui n'existe toujours pas. La boîte de covoiturage a répondu à Metronews en expliquant que la charte de bonne conduite mise en place il y a un an insiste "sur la notion d'ouverture, de tolérance et de respect". Pas pour tous visiblement.