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C’est la révolution, Twitter passe à 280 caractères

Le 7 novembre, l’entreprise a annoncé qu’elle doublait sa limite de caractères, la faisant passer de 140 à 280 caractères, avec l’ambition de gagner toujours plus d’utilisateurs.

"140 + 140 !" : l’Histoire retiendra que le tweet de Jack Dorsey, PDG de Twitter, pour annoncer le lancement planétaire de la nouvelle limite de caractères maximale des messages, mesurait… 8 caractères. Et pourtant, ce n’est plus la place qui manquait au dirigeant pour exprimer tout ce qui lui passait par la tête en ce jour historique pour la plateforme de microblogging, puisque tous les utilisateurs du service disposent désormais de 280 caractères pour écrire tout et n’importe quoi, soit le double de la précédente limite. Suffisant pour enivrer les plus ardents twittos de la planète, qui au fil des onze années d’existence de Twitter avaient su élever l’art de la prose restreinte à un niveau de poésie, d’efficacité ou de précision parfois stratosphérique.

Après un premier ballon d’essai lancé en septembre via quelques comptes privilégiés, Twitter généralise donc cette limite à l’ensemble de ses utilisateurs… excepté le Japon, la Chine et la Corée. La raison : la densité structurelle de ces langues leur permet de dire beaucoup plus de choses avec beaucoup moins de caractères (Twitter nous apprend ainsi qu’un tweet japonais mesure en moyenne… 15 caractères). Pour les langues latines et l’anglais, en revanche, l’entreprise explique que 9 % des messages en anglais et 7 % des messages en français atteignent la limite autorisée, ce qui oblige leurs auteurs à éditer et, juste après, à pester contre le service. Avec la nouvelle limite, ce taux tombe à 1 %, et tout rentre dans l’ordre.

Enfin, selon le communiqué de presse publié par Twitter, les utilisateurs ayant bénéficié de l’option avant les autres ont plus souvent tweeté et obtenu "plus d’engagements, plus de followers et passé plus de temps sur Twitter". On a envie de rétorquer que la rareté faisant l’attrait et le plaisir entraînant l’addiction, cela paraît logique : si vous êtes l’un des heureux élus à pouvoir tweeter deux fois plus, les autres vont s’intéresser à vous et vous suivre, ce qui en retour enverra des salves d’endorphines à votre cerveau qui vous ordonnera d’aller plus souvent sur Twitter. Un dernier détail du communiqué de presse, en revanche, a de quoi faire sourire : seuls 5 % des tweets composés par ces cobayes dépassaient les 140 caractères. Les habitudes ont la vie dure.

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