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Too bad ! Un étudiant américain pirate ses notes, le FBI vient le cueillir

Il a employé le keylogging, un outil de hacking à la portée de chacun.

Adrian Holmes dans Impastor. (© TV Land)

Trevor Graves, 22 ans, était étudiant à l’Université de l’Iowa. Si l’imparfait est de rigueur, c’est parce que son passé proche l’a rattrapé : de mars 2015 à décembre 2016, le jeune homme a modifié plus de 90 fois ses notes, trafiqué quelques-unes de ses amis au passage, et a fait fuiter plusieurs sujets d’examen.

La technique employée ? Le keylogging, le b.a.-ba du piratage : il s’agit d’un dispositif qui enregistre tout ce qui est tapé sur un clavier. Le keylogging est particulièrement employé pour dérober des informations sensibles, comme des identifiants de boîtes mails. En récoltant les identifiants de ses professeurs, Trevor Graves a donc pu accéder à l’intranet de sa fac et manipuler ses notes – et en hackant les mails, il a pu intercepter les sujets d’examens.

L’histoire, relayée par le New York Times, a pris fin quand un professeur s’est rendu compte que les notes finales de Graves ne correspondaient pas aux évaluations initiales. Le service de sécurité de l’université a été alerté, et a fait remonter l’information au FBI. Lors de la perquisition de l’appartement du pirate, des preuves formelles ont été récupérées. Trevor Graves encourt jusqu’à 20 ans de prison.

Le keylogger, mode d’emploi

Faut-il être un génie pour utiliser un keylogger ? Non. Ils sont faciles à se procurer et à utiliser. Le dispositif peut se présenter sous la forme d’un logiciel. Il convient, dans ce cas, d’exécuter l’un de ces programmes (souvent disponibles gratuitement sur Internet) sur la machine ciblée. Problème : le lancement du programme nécessite le mot de passe de l’ordinateur. Il est donc difficile d’installer le keylogger, à moins d’avoir quelques notions préalables.

La parade : le keylogger matériel. On se le procure facilement sur Internet, pour moins de 50 euros. Il suffit de le brancher sur un port USB, entre l’ordinateur et le clavier – les informations sont alors transmises par wifi. S’il paraît quasiment impossible de l’utiliser de manière discrète sur un ordinateur portable, on peut en revanche facilement le dissimuler dans la géographie absconse d’une tour d’ordinateur.

slash, tech et médias.