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Ross, l'intelligence artificielle d'IBM, vient de se faire embaucher par un grand cabinet d'avocats

L'intelligence artificielle Ross, développée par IBM pour effectuer des travaux juridiques, a été engagée par un cabinet américain.

Pepper, la version robotique de Watson, est le cousin flippant de Ross. Crédit: Youtube

Pepper, la version robotique de Watson, est le cousin flippant de Ross. (© YouTube)

La cinquantaine de juristes qui travaille au département des faillites du cabinet américain Baker & Hostetler s'apprête à accueillir un nouveau collègue un peu particulier. Il s'appelle Ross, parle anglais, répond aux questions avec une clarté et une précision surprenantes et possède une extraordinaire mémoire des textes juridiques. Ross est une intelligence artificielle, développée par IBM à partir du célèbre superordinateur cognitif Watson, qui s'amusait en 2011 à démolir consciencieusement tous ses adversaires humains  à Jeopardy!, un jeu télévisé de culture générale américain un peu tordu nécessitant humour et science du jeu de mots.

Intégré ensuite à un corps robotique, Watson a suivi une formation de relation client et travaille depuis 2014 dans certains cafés Nestlé au Japon sous le nom de Pepper, tout en mettant ses formidables capacités intellectuelles au service de la lutte contre la criminalité en ligne. Et Ross, sa dernière itération, vient donc de dégoter son premier boulot d'avocat. La famille se porte bien, merci.

Un milliard de documents par seconde

Bien entendu, il n'est aucunement question d'envoyer l'ordinateur plaider au tribunal. La mission principale de Ross, explique le site de présentation de la machine, est d'aider ses collègues humains en répondant à leurs questions légales de manière succinte et précise, en fouillant dans les textes juridiques. Une mémoire de substitution, en quelque sorte, qui évite à ses collègues de fastidieuses séances de recherches – qu'ils refilent généralement aux stagiaires, qui sont paradoxalement les moins expérimentés.

Selon le site, "Ross est capable de trier des faits et de tirer des conclusions en traitant un milliard de documents par seconde", tout en se tenant au courant des évolutions des textes de loi qui pourraient affecter l'affaire en cours. Et comme toute intelligence artificielle digne de ce nom, Watson progresse au fur et à mesure de ses interactions, ce qui risque vite de lui valoir le titre d'employé du mois. Baker & Hostetler n'est pas le seul cabinet d'avocats sur le coup : selon Andrew Arruda, cocréateur de Ross, d'autres firmes juridiques se seraient alloué les services de la machine. Pour le pot de bienvenue, en revanche, ça risque d'être un peu compliqué.

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