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Des produits dans nos crèmes solaires empoisonnent les écosystèmes marins

Nos crèmes solaires sont hautement toxiques pour la faune et la flore marines. Alors comment se prémunir contre le soleil sans en faire pâtir la planète ?

(© Clikclk.fr / Flickr)

(© Clikclk.fr/Flickr)

Comme beaucoup de Français, vous vous apprêtez à jouir de votre dose annuelle de plage et de baignade estivale. Et si vous suivez correctement les recommandations des spécialistes, vous n’oublierez pas de vous badigeonner de crème solaire afin de vous protéger des rayons UV du soleil et lutter contre les risques de cancers de la peau. De plus en plus d’études affirment néanmoins qu’une grande partie de ces lotions sont très toxiques, à la fois pour l’environnement et pour les hommes.

Chaque année 25 000 tonnes de crèmes solaires sont déversées dans les océans

Il existe deux types de filtres ultraviolets utilisés dans les crèmes solaires : les filtres chimiques et les filtres minéraux (utilisés dans les crèmes dites "bio"). Or de plus en plus d’études dénoncent les filtres chimiques utilisés en masse dans la plupart des crèmes en vente sur le marché. Difficiles à éliminer, même par les stations d’épuration, ils pollueraient l’eau, accéléreraient le blanchissement du corail et agiraient même comme des perturbateurs endocriniens.

"Les crèmes solaires à l’échelle mondiale, c’est 25 000 tonnes déversées annuellement dans l’océan, c’est-à-dire que chaque seconde qui passe, c’est 0,8 litre de crème qui va directement dans l’océan […] Ces produits sont dangereux car ils vont empoisonner les micro-algues en moins de 48 heures", alerte Nicolas Imbert, directeur exécutif de l’ONG Green Cross France au micro de France Info.

Arguant que la recherche à ce sujet ne va pas assez vite, il demande la mise en place d’une législation en application du principe de précaution : "On a vu à quel point l’Europe a été molle voire laxiste sur les perturbateurs endocriniens. L’enjeu pour l’Europe sur les crèmes solaires est exactement le même". Il exhorte, en outre, les grands groupes à faire preuve d’innovation : "Il faut donc montrer aux leaders cosmétiques l’importance du bien-être de chacun mais aussi de l’environnement".

La crème solaire bio, une alternative ?

La recherche pourrait ainsi mettre 10 ou 15 ans avant de tirer des conclusions définitives et officielles sur le sujet. Alors en attendant, autant appliquer le principe de précaution soi-même, à la fois pour notre santé et celle de la nature. Ce, en choisissant une crème solaire bio, avec des filtres minéraux, sans nanoparticules ni additifs. Un cocktail nettement moins néfaste pour l’environnement.

En effet, les filtres minéraux agissent comme un miroir et reflètent les rayons UV du soleil sans les laisser pénétrer dans la peau, contrairement aux filtres de synthèse des lotions conventionnelles qui "transforment" les rayons UV dans la peau en rayons non-nocifs. Les crèmes solaires bio ne contiennent pas d’écrans chimiques, de colorants, de parfums de synthèse, ni de parabens et bannissent la plupart des ­ingrédients issus de la pétrochimie largement employés dans les produits classiques, explique le site Natura Sciences.

Par ailleurs, certains gouvernements commencent à prendre des mesures, à l’instar du sénateur hawaïen Will Espero qui a déposé en janvier dernier un projet de loi demandant l’interdiction de la vente de lotions solaires contenant des filtres chimiques sur son archipel afin de préserver le corail.