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Harcèlement sexuel : pour Carla Bruni, il n’y a aucun problème dans l’industrie de la mode

Au cours d’une interview, Carla Bruni a assuré qu’il n’y avait aucun problème de harcèlement sexuel au sein de la fashion sphère. Et, non, ceci n’est pas une blague.

Carla Bruni-Sarkozy sur le plateau de l’émission américaine Watch What Happens Live. Elle assure en ce moment la promo aux États-Unis de son nouvel album, French Touch. (NBCU Photo Bank via Getty Images)

Depuis l’affaire Weinstein, les initiatives pour inciter les femmes à témoigner contre le harcèlement et les agressions sexuels qu’elles subissent ne cessent de se multiplier. Concernant la sphère mode, Anna Wintour est récemment sortie du silence en condamnant fermement le comportement du producteur américain. Depuis, la parole se libère au sein de la fashion sphère.

Effectivement, sur son compte Instagram, la mannequin Cameron Russell s’est mise à recueillir de nombreux messages de ses consœurs qui témoignent des harcèlements et agressions sexuels qu’elles ont déjà subis – ou subissent encore – au sein de leur profession, des témoignages qu’elle republie ensuite anonymement. Récemment, Sara Sampaio, l’une des mannequins phares de Victoria’s Secret, a partagé sur Instagram un post où elle annonçait poursuivre le magazine Lui pour avoir violé une clause de son contrat spécifiant qu’elle ne devait pas apparaître nue. Enfin, le 23 octobre, l’élue new-yorkaise Nily Rozic proposait un projet de loi visant à protéger les mannequins contre le harcèlement sexuel.

En pleine libération de la parole, Carla Bruni assure que ce genre de problème "n’arrive pas dans la mode"

Alors que les femmes prennent enfin la parole ouvertement pour témoigner des atrocités qu’elles subissent au quotidien, Carla Bruni, l’une des mannequins phares des années 1980, a tranquillement balancé au cours d’une interview que "cela n’arrive pas dans la mode". En effet, interrogée par le magazine InStyle sur les dangers du harcèlement et des agressions pour les jeunes filles dans le milieu de la mode, Carla Bruni a déclaré :

"Bien évidemment, vous rencontrez des personnes épouvantables dans la mode, comme partout ailleurs. Mais la sphère mode n’est pas si dangereuse pour les jeunes filles."

Elle a ensuite développé : "Il y a beaucoup de travail, il y a beaucoup de voyages, et il faut beaucoup de discipline. Je dirais que c’est une partie du show-business qui est sûre. Les gens ne veulent en aucun cas abuser des jeunes filles – ils veulent simplement les photographier. C’est un environnement très sain."

Elle renchérit ensuite : "Je n’ai jamais rencontré de tel problème avec un photographe ou un créateur. La plupart des agents sont là pour protéger les jeunes filles parce qu’elles doivent travailler. Et il y a de nombreuses femmes dans la mode, les femmes sont rarement à l’origine de ce genre d’abus. Ce qui permet d’assurer la sécurité des jeunes mannequins" dit-elle avant de reconnaître : "Mais, je me trompe peut-être."

Bah voyons, Carla… Effectivement, tous ces innombrables témoignages ne sont qu’une énorme mascarade ! Pour rappel, le magazine Vogue et de nombreux médias viennent tout juste de blacklister le photographe Terry Richardson en raison des nombreuses accusations qui lui collent à la peau… De retour sur le podium Versace lors de la dernière Fashion Week de Milan, la mannequin semble avoir encore la vision troublée par l’émotion. Est-ce de la crédulité ou de l’hypocrisie ? La question peut largement se poser. Une chose est sûre : elle a, bien évidemment, tort sur toute la ligne.