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(©Jonathan/Flickr)

Oslo veut diminuer de 95 % ses émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2030

La capitale norvégienne avance à grands pas dans le green game et envisage son avenir (proche) sans carbone et sans voiture.

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(© Jonathan/Flickr/CC)

Alors qu'à Paris, on gueule toujours contre la fermeture de certains pans des berges de Seine aux automobiles, Oslo apparaît presque comme un ovni. La capitale norvégienne, dirigée depuis 2015 par la gauche et les Verts, s'est fixé pour objectif de diminuer de 50 % ses émissions de gaz à effet de serre d'ici 2020 et de 95 % d'ici 2030. Une ambition qui passe par des mesures drastiques, mais on n'a rien sans rien : "Si on veut que l’accord sur le climat de Paris devienne une réalité, on n’a plus le choix", explique le numéro deux de l’adjointe à l’environnement au Monde. Et d'ajouter : "Si la capitale d’un des pays les plus riches du monde n’est pas capable d’agir vite, alors nous allons à la rencontre de très graves problèmes." Trêve de parole et place aux actes, donc.

La ville veut ainsi produire une énergie 100 % renouvelable grâce à ses centrales hydrauliques, déjà bien établies, ainsi qu'à un chauffage urbain décarboné à l'aide de ses usines à incinération alimentées par des biocombustibles et des pompes à chaleur.  En 2020, les systèmes de chauffage au gaz et au fioul seront interdits sur l'ensemble du territoire.

11 millards d'euros investis dans les transports publics

Oslo mise aussi sur la révolution des transports en ville où, d'ailleurs, les voitures n'auront plus droit de cité dans le centre de la municipalité d'ici 2019. Et grâce à la mise en place d'un dispositif fiscal avantageux sur l'achat de voitures électriques, l’ensemble du parc automobile devrait progressivement être remplacé par des voitures propres. Avec l'objectif qu'en 2025, plus aucune voiture neuve n'émette de CO2. D'autre part, Oslo prévoit d’investir 11 milliards d’euros sur les vingt prochaines années dans les transports publics, y compris au niveau des infrastructures pour les vélos. Les bus, par exemple, rouleront d’abord aux biocarburants, avant la mise en service d’une centaine de nouveaux modèles électriques d’ici à 2020.

Néanmoins, tout n'est pas si simple pour la capitale norvégienne puisque la modernisation de l'une de ses usines qui produit 19% de ses rejets carbonés est évalué à 220 millions d’euros. Il s'agirait d'en comprimer les rejets puis de les stocker, un système innovant mais coûteux... Par ailleurs, comme le rappelle Le Monde, la Norvège reste le treizième producteur de pétrole et le trosième exportateur de gaz mondial, en continuant d’accorder des permis d’exploration dans l’Arctique. Par ailleurs, le pays tient toujours des positions conservatrices sur certaines questions environnementales comme la chasse à la baleine. Espérons que la dynamique verte enclenchée au sein de sa capitale inspire des avancées au niveau national.